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Économie : Saint-Anaclet-de-Lessard plus performante que Westmount

Un nouvel indice de l'Institut de la statistique du Québec confirme que le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie-Les-Îles-de-la-Madeleine demeurent les deux régions les plus pauvres du Québec.

L'indice de vitalité économique a été réalisé à la demande du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire et il va remplacer celui qui permettait de déterminer le nombre de municipalités dévitalisées au Québec.

Classer et comparer 1098 municipalités

Cet indice classe les 1098 municipalités du Québec selon trois critères qui définissent le dynamisme économique d'une communauté, soit le nombre de personnes qui travaillent dans une municipalité, le revenu total médian des particuliers, qu'ils travaillent ou non, et la dynamique démographique, c'est à dire la croissance ou le déclin de la population.

La Gaspésie-Les Îles en queue de peloton

Sur cette base, toutes les municipalités de la Gaspésie-Les Îles, sauf quatre, présentent un indice négatif de vitalité économique.

Les exceptions sont Gaspé, Saint-Siméon, Bonaventure et Maria/Gesgapegiag. Et encore, 74 % des municipalités de cette région se retrouvent en bas de classement, dans le dernier des cinq quintiles de l'étude.

Le Bas-Saint-Laurent en difficulté

Au Bas-Saint-Laurent, toutes les municipalités des MRC de la Matapédia, de la Matanie, des Basques et du Témiscouata ont un indice négatif ce qui inclut les villes de Kamouraska, La Pocatière, Trois-Pistoles et Mont-Joli.

Au total, seules 17 des quelque 130 municipalités de cette région ont un indice positif de vitalité.

Rimouski et Rivière-du-Loup font partie de ce groupe, mais c'est la municipalité de Saint-Anaclet-de-Lessard qui présente la meilleure performance à cet égard. Elle se retrouve au 46e rang sur les 1098 municipalités figurant à l'indice défini par l'Institut de la statistique du Québec. Le nombre de travailleurs et la croissance de la population au cours des cinq dernières années sont les principaux facteurs qui expliquent cette position enviable. À titre comparatif, Westmount occupe le 96e rang en raison, notamment, d'une diminution de sa population.

À l'opposé, la municipalité de Saint-Charles-Garnier, dans la Mitis, occupe le troisième avant-dernier rang de ce classement et affiche l'un des revenus médians les plus faibles avec 16 936 $. À ce chapitre, les communautés de Listuguj en Gaspésie et Pessamit sur la Côte-Nord présentent une situation encore plus difficile avec des revenus qui s'établissent respectivement à 16 454 $ et 13 896 $.

La Côte-Nord et l'exemple de Fermont

Sur la Côte-Nord, Sept-Iles, Baie-Comeau, Fermont et Havre-Saint-Pierre présentent des perspectives enviables, mais l'étude se fonde sur des données de 2014 qui ne reflètent pas le ralentissement économique actuel.

En 2014, Sept-îles occupait le 202e rang du classement général de cet indice, ce qui en faisait la municipalité la plus performance parmi toutes les grandes villes du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord.

Mieux que Westmount

C'est toutefois Fermont qui fait mieux que toutes les municipalités de ces trois régions et de bien d'autres. La petite municipalité occupe ainsi le 6e rang sur 1098 avec un taux d'emploi qui frôle le 90 % et surtout un revenu total médian de 92 067 $ ce qui en fait le plus élevé de tout le Québec.

Ainsi, Fermont, et aussi Havre St-Pierre (86e rang) sur la Cote Nord de même que Saint-Anaclet-de-Lessard (46e rang) et Saint-Modeste (90e rang) au Bas-Saint-Laurent se classent mieux que Westmount (96e rang) à Montréal en terme de vitalité économique.

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