Retour

Edmonton pourrait se servir d'Uber pour renforcer ses transports en commun

Edmonton peine à offrir un service de transport satisfaisant aux résidents des quartiers les plus éloignés et pourrait inviter des entreprises privées comme Uber à prendre le relais des autobus.

Certaines lignes locales d’autobus dans les quartiers périphériques de la ville sont très peu fréquentées et coûtent cher, constate un rapport préparé pour le comité des transports d’Edmonton. Les usagers doivent parfois marcher sur de longues distances ou attendre longtemps s’ils veulent voyager en autobus.

Le rapport suggère des améliorations comme l’augmentation de la fréquence des autobus, la construction de sentiers pédestres améliorés pour permettre aux gens de se rendre aux arrêts et des abris de meilleure qualité.

Un partenariat avec des entreprises privées de transport de passagers pourrait également être envisagé afin d’assurer les derniers kilomètres de trajet.

« C’est important pour nous de rester en phase avec les dernières évolutions technologiques dans le secteur des transports », justifie Sarah Feldman, chargée de la stratégie de la Ville. Elle a supervisé ces deux dernières années un groupe qui a mis au point une nouvelle stratégie pour les transports en commun.

La municipalité ontarienne d'Innisfil a, par exemple, préféré faire appel à Uber plutôt que de créer son propre service d’autobus. Les passagers et la municipalité paient chacun entre 3 et 5 dollars pour chaque course.

Saint-Albert, dans la banlieue d’Edmonton, a choisi une autre solution pour éviter d’avoir à financer des autobus presque vides : les autobus ne circulent que quand ils ont été appelés par un voyageur. La municipalité assure que ça lui permet de continuer à offrir des services partout, y compris en dehors des heures de pointe, tout en réalisant des économies.

Plus d'articles

Commentaires