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Embargo européen sur le phoque : le Canada et le Groenland craignent l’effondrement d’autres espèces

Le Canada et le Groenland, qui sont durement frappés par l'embargo européen sur les produits du phoque, ont rappelé à leurs collègues européens qu'une surpopulation des phoques peut être désastreuse sur d'autres espèces marines, comme la morue.

La litigieuse question de la chasse au phoque s'est retrouvée au cœur des discussions lors de la Conférence des ministres des Pêches de l'Atlantique Nord, qui s'est conclue mercredi à Shédiac.

« Je suis entièrement conscient du défi que représente la surpopulation des phoques », soutient le ministre canadien des Pêches et des Océans, Dominic LeBlanc. Il dit chercher activement de nouveaux marchés, notamment en Asie, pour écouler les produits du phoque.

L’an dernier, les chasseurs canadiens ont capturé moins de 10 % du contingent de phoque, jugeant non rentable d’en chasser davantage. Pendant ce temps, les troupeaux sont de plus en plus gros et, selon les pêcheurs commerciaux, mettent en péril le rétablissement de certaines espèces de poisson, comme la morue.

Le Groenland, qui s’oppose à l’embargo européen, s’inquiète aussi de la surpopulation de phoque sur les autres espèces.

Le commissaire européen aux affaires maritimes et à la pêche, Karmenu Vella, rappelle que les peuples inuits — tant du Canada que du Groenland — bénéficient d’une exception à l’embargo quand leur chasse est jugée durable.

« Bien qu’il y ait une exception dans l’embargo, je dois admettre qu’il y a toujours un problème de marketing majeur. Même pour cette chasse durable, il y a toujours des barrières et nous devons en discuter », dit-il.

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