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En attendant une stratégie nationale, l'Alzheimer est ruineux pour les proches aidants

Aider un proche atteint d'Alzheimer, mais au détriment de ses finances personnelles. Cette année, environ 25 000 Canadiens apprendront qu'ils sont atteints d'une maladie cognitive, comme la maladie d'Alzheimer. Si ces troubles affectent d'abord la qualité de vie, elles touchent aussi le portefeuille. En attendant une stratégie nationale sur laquelle planche le gouvernement fédéral, des proches aidants se retrouvent au bord de la ruine.

Certains ont plus de chance que d'autres. Charles-Omer, 87 ans, a reçu un diagnostic d'Alzheimer il y a huit ans, et sa femme s'occupe maintenant de lui à temps plein.

Le couple parvient à garder la tête hors de l'eau, mais il doit piger dans les économies mises de côté en vue de la retraite pour payer toutes les factures.

D'autres couples ont eu moins de chance, la personne devenue proche aidante perdant parfois son emploi en raison du temps consacré au partenaire malade.

Selon une étude française, les proches d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer doivent débourser en moyenne plus de 1600 $ par mois de leurs poches.

Au Québec, sans égard à la maladie, les proches aidants perdraient 16 000 $ par année en réduisant leurs heures de travail, en plus de devoir allonger 7600 $ pour des dépenses supplémentaires.

On propose ainsi que l'État offre un supplément de revenu garanti pour les proches aidants, et que cette situation soit entièrement reconnue sur le plan fiscal, plutôt que partiellement, comme c'est le cas en ce moment.

D'après le reportage de Chu Anh Pham