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Entente de principe entre les concessionnaires et les employés de garage au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Après presque trois ans de lock-out, une entente de principe est finalement intervenue entre 25 concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean et leurs 450 employés de garage.

Un texte de Vicky Boutin

Les deux parties indiquent en être arrivées à cette entente en présence du médiateur Normand Gauthier. Le syndicat et la partie patronale parlent d'une entente « satisfaisante ».

Les détails de l'accord seront présentés aux membres du syndicat CSD le 23 janvier lors d'une assemblée générale. Le retour au travail est prévu le 25 janvier.

Loi spéciale

La loi 71, visant à mettre fin au conflit de travail dans le secteur automobile au Saguenay-Lac-Saint-Jean, est entrée en vigueur le 3 décembre. Cette loi établissait un calendrier très précis des démarches à suivre.

Les deux parties étaient en médiation pour le renouvellement de la convention collective depuis l'entrée en vigueur de la loi. Cette période devait s'échelonner jusqu'au 22 janvier. Après quoi, un arbitre devait prendre le relais du médiateur dans le dossier.

Soulagement pour les employés

Sur les piquets de grève, les employés de garage se réjouissent de la nouvelle, même s'ils ne connaissent pas le contenu de l'entente.

Leur représentant syndical, Georges Bouchard, reconnaît que l'adoption de la loi 71 a mis de la pression sur les parties pour qu'elles parviennent à un accord. « On a réappris à se parler, dit-il. On s'est fait confiance et on est arrivé avec une entente négociée. »

De son côté, le directeur général de la Corporation des concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Sylvain Gauthier, croit que cette entente est de bon augure pour réaliser un retour au travail harmonieux.

« Si on a convenu une entente de principe, c'est mutuellement viable pour les parties », a-t-il expliqué.

Réactions politiques

Sur la scène politique, les réactions n'ont pas tardé. Le maire d'Alma, Marc Asselin, est soulagé par ce dénouement. Il avait maintes fois souhaité un rapprochement entre les parties.

Le député libéral de Dubuc, Serge Simard, se réjouit également de cette entente, surtout que les parties n'ont pas eu besoin du processus d'arbitrage.

Le député du Parti québécois dans Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, considère lui aussi que la loi 71 a eu un impact important pour le dénouement de ce conflit. Une convention collective négociée est la meilleure option selon lui.

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