Postes Canada et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) ont conclu deux ententes de principe.

L'employeur a annoncé mardi que les nouvelles conventions collectives, une pour les factrices et facteurs ruraux et suburbains (FFRS) et une pour les facteurs en milieu urbain, seront d'une durée de deux ans, au lieu des quatre ans habituels de tels contrats.

Postes Canada fait ainsi valoir qu'elle aura une meilleure marge pour gérer les enjeux auxquels elle fait face, comme le déclin des volumes du courrier et les obligations du régime de retraite.

« Avoir des ententes de deux ans, ça nous donne la chance d'avoir des discussions approfondies pour parler de ces enjeux, tout ça en évitant un arrêt de travail », a expliqué la porte-parole de la société d'État, Aurélie Walsh.

Le STTP a pour sa part précisé que les négociations s'étaient poursuivies jusqu'au petit matin « et nous avons conclu deux ententes de principe, une pour chaque unité de négociation [travailleurs en milieu rural puis en milieu urbain]. À l'unanimité, le comité de négociations a recommandé au Conseil exécutif national d'accepter ces ententes de principe ».

Le Conseil exécutif national recommande aux membres de ratifier les ententes. Chaque projet de convention doit obtenir un vote majoritaire des membres concernés. Les dates des deux assemblées ne sont pas encore arrêtées.

En entrevue à Radio-Canada, Yannick Scott, dirigeant à l'éducation et à l'organisation à la section locale de Montréal du STTP, a expliqué que l'entente de deux ans tient compte du fait que le mandat de Postes Canada fera l'objet d'une révision cet automne. Des services pourraient s'ajouter, alors que d'autres devraient être modifiés. Les parties ont préféré une entente plus courte pour pouvoir se réajuster.

« Nous voulions une entente négociée de façon libre, chose qui est maintenant réussie. Pour nos membres, c'est sûr que le spectre d'une grève ou d'un lock-out mettait de la pression sur les petites familles », a dit le porte-parole en ajoutant que ces ententes prévoyaient le maintien du présent régime de retraite pour les employés actuels et futurs.

Le représentant ajoute qu'un comité sera formé pour étudier la question des disparités salariales entre les travailleurs en milieu urbain et en milieu rural (dans ce cas, majoritairement des femmes) et des recommandations devront être formulées dans un court laps de temps.

La ministre de l'Emploi, du Développement de la main-d'oeuvre et du Travail, MaryAnn Mihychuk, s'est félicitée du résultat des négociations et du travail des médiateurs. « Ces ententes de principe, qui ont été conclues volontairement par les parties, sont un rappel important pour nous tous : un processus de négociation collective juste et équilibré fonctionne réellement et un tel processus peut accomplir de vrais résultats pour les travailleurs et les employeurs canadiens. »

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