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Études postsecondaires : les familles du N.-B. perdent des millions de dollars en subventions fédérales

Une étude révèle qu'il existe des moyens concrets pour inciter plus de familles néo-brunswickoises à épargner en vue des études postsecondaires de leurs enfants et, par le fait même, augmenter considérablement les subventions fédérales, permettant ultimement de réduire le taux d'endettement des jeunes du Nouveau-Brunswick.

Cette étude, menée par Maurice Beaudin, économiste et professeur de l’Université de Moncton au campus de Shippagan, et Jean-Bernard Robichaud, ancien recteur de l’Université de Moncton, démontre que, en 2016 seulement, les enfants du Nouveau-Brunswick ont été privés de six millions de dollars en Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE). L’étude a été financée par la Fondation Universitas, pionnière de l’épargne-études.

« Notre étude démontre que le Nouveau-Brunswick ne progresse pas aussi vite au niveau de l’épargne-études que les provinces où les gouvernements ont établi un incitatif provincial, c’est-à-dire où les parents qui ouvrent un régime enregistré d’épargne-études (REEE) reçoivent des montants du gouvernement de leur province », explique Maurice Beaudin dans un communiqué. « Les provinces qui ont ce genre de bonification des REEE voient les subventions canadiennes augmenter de façon impressionnante, entre 46 % et 91 %. »

Le Québec, la Colombie-Britannique et la Saskatchewan ont mis de l’avant des programmes provinciaux et, dans les trois cas, l’épargne pour les études a monté en flèche.

Le Nouveau-Brunswick en queue de peloton

L’étude démontre également que les familles du Nouveau-Brunswick sont en queue de peloton quant à l’habitude d’épargne pour les études postsecondaires.

Bien que le nombre de bénéficiaires de REEE augmente dans la province, il ne le fait pas au même rythme qu’ailleurs au pays. Au Nouveau-Brunswick, 44 % des enfants ont un REEE en vigueur alors que la moyenne nationale se situe à 51 %.

Plusieurs intervenants des milieux associatifs, gouvernementaux et de l’éducation ont été rencontrés dans les dernières semaines pour leur faire part des résultats de l’étude.