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Évasion fiscale : l'industrie du taxi dans la mire de Revenu Québec

Après les restaurants et les bars, Revenu Québec souhaite installer des modules d'enregistrement des ventes (MEV) dans tous les taxis de la province d'ici 2019.

Avec ces nouveaux appareils, Revenu Québec espère lutter contre l'évasion fiscale en récupérant près de 72 millions de dollars qui lui échapperaient annuellement.

L'industrie du taxi se dit ouverte à l'ajout des MEV dans ses véhicules. Le président du Regroupement indépendant des taxis de Québec, Abdallah Homsy, croit cependant que le gouvernement doit revoir ses attentes. Il estime que les 72 millions de dollars en évasion fiscale avancés par Québec sont nettement exagérés.

M. Homsy fait valoir que près de 85 % des transactions sont maintenant effectuées par des cartes bancaires dans les véhicules, ce qui limite les possibilités de fraude.

Revenu Québec poursuit les discussions avec les responsables de l'industrie pour déterminer comment l'implantation des MEV se fera dans les taxis.

« Qui va payer ça? Est-ce que c'est l'industrie du taxi qui va payer ou est-ce que c'est eux », demande M. Homsy

Le porte-parole de Revenu Québec, Stéphane Dion, avance que le gouvernement pourrait subventionner les appareils comme il l'a fait pour les restaurants et les bars.

Un système payant

Depuis l'implantation du système MEV dans les restaurants en 2011, l'état a récupéré 1,5 milliard de dollars.

« C'est un véritable succès qui a permis de rétablir une saine concurrence dans le secteur de la restauration », se réjouit Stéphane Dion.

Le porte-parole de Revenu Québec souligne que les restaurateurs qui respectent les règles se retrouvaient désavantagés face à leurs concurrents qui étaient de mauvais payeurs.

L'an dernier, le gouvernement estime avoir récupéré 300 millions de dollars qui lui aurait échappé avant l'implantation des MEV.

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