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Faiblesse du huard : des entreprises de Bellingham font de l'œil aux Canadiens

La région de Bellingham dans l'État de Washington, à 40 kilomètres au sud de la frontière avec la Colombie-Britannique, voit moins de touristes canadiens en raison de la faiblesse du huard, mais certaines entreprises offrent des rabais à leurs voisins du nord pour tenter de les attirer.

Un texte de Fanny Bédard

L'hôtel Hampton Inn de l'aéroport est l'une de celles-là. Elle donne une réduction de 20 % à ses clients canadiens, notamment lors de certaines longues fins de semaine. « Nous aimons nos clients canadiens, nous les aimons vraiment. Ils apportent beaucoup à cette région. Nous sommes voisins et on traite nos voisins de la façon dont on veut être traité », affirme le directeur général de l'établissement Alex Nephew. 

Le centre commercial Bellis Fair a aussi promis plus tôt au printemps des rabais aux Canadiens également lors des longs congés. L'initiative a toutefois obtenu des résultats mitigés, lors du long week-end de mai selon le PDG de la Chambre de commerce Guy Occhiogrosso. « Certaines personnes étaient mécontentes, principalement parce qu'elles avaient mal compris le programme. Il y a eu un peu le jeu du téléphone », dit-il en précisant que de l'information erronée a fini par circuler sur les rabais offerts.

Ces deux entreprises ne publicisent toutefois pas de réductions en prévision du congé de BC Day.

Une baisse du nombre de touristes remarquée

Selon les données les plus récentes, en mai 2016, Statistique Canada a compté 3 413 000 voyages de Canadiens vers les États-Unis comparativement à 3 855 000 en mai  2015. Il s'agit d'une baisse de 442 000 voyages.

Le PDG de la Chambre de commerce de Bellingham soutient que la moins grande présence des Canadiens se remarque surtout chez les grands détaillants. « Nous observons une baisse de 20 % à 25 % parfois même 30 %, la plupart du temps dans les dépenses chez les grands détaillants », explique Guy Occhigrosso. « La baisse dans le taux de change du dollar américain au dollar canadien est équivalente à la baisse dans les voyages vers le sud, est équivalente aux dépenses au détail dans les grands magasins », ajoute-t-il.

Tourisme Bellingham constate aussi que les Canadiens tournent le dos à la région. « Nous observons une baisse à l'aéroport parce que les Canadiens ne voyagent pas autant », avance Loni Rahm, présidente de l'organisme.

Toutefois, les deux porte-parole avouent que la désertion des Canadiens n'est pas assez inquiétante pour lancer une grande campagne de séduction. Ce sont plutôt les entreprises qui le font de manière non concertée et ponctuelle. 

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