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Fermeture de l’usine de pizzas de Grand-Sault : des employeurs potentiels s’avancent

Des employeurs potentiels approchent déjà la Ville de Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick, pour parler de leurs besoins de main-d'oeuvre, dans la foulée de l'annonce, mardi, de la fermeture de l'usine de pizzas Dr. Oetker, où travaillent 180 personnes.

L'usine doit fermer à la fin du mois de mai, a annoncé la compagnie Dr. Oetker. La concurrence très vive dans le secteur de l'alimentation l'a amenée à prendre cette décision.

L'entreprise offrira aux employés licenciés des indemnités de départ qui vont au-delà de ce qu'exige la loi. Un certain nombre de ces employés pourront ainsi prendre leur retraite.

Pour certains des autres, des emplois sont déjà offerts, affirme le maire de Grand-Sault, Marcel Deschênes. « Les employeurs nous appellent, nous disent qu’ils cherchent du personnel. On va voir si c’est compatible ou si ça ne l’est pas. »

Il reconnaît toutefois que les travailleurs de l'usine de Dr. Oetker n'auront pas nécessairement les compétences requises pour les emplois offerts. Une entreprise d'équipement lourd, par exemple, aura peu à offrir à un travailleur qui confectionne de la pâte à pizza, mais aura peut-être besoin d'un conducteur de chariot élévateur de chez Dr. Oetker, par exemple.

Un autre sauveur pourrait se présenter : l'entreprise McCain, propriétaire de l'usine où Dr. Oetker produit ses pizzas, dans un bâtiment adjacent à l'usine de production de frites de McCain à Grand-Sault.

« Connaissant la compagnie McCain, ce n’est pas mon idée qu’ils gardent une usine fermée », lance Marcel Deschênes.

Un fonds de transition de 4 millions de dollars

Dr. Oetker créera un fonds communautaire de 4 millions de dollars à Grand-Sault pour aider à la reconversion professionnelle des travailleurs et au développement économique de la ville, en travaillant avec tous les ordres de gouvernement, y compris le maire de Grand-Sault, Marcel Deschênes.

Ce dernier s'est d'ailleurs entretenu à ce sujet avec deux représentants de l'entreprise mercredi matin par téléphone. Les discussions en sont restées au stade préliminaire, selon le maire Deschênes, les deux parties ayant peu d'expérience en matière de plans sociaux.

La Ville de Grand-Sault compte faire un inventaire des besoins et des emplois offerts dans la région et les deux parties discuteront de nouveau au début du mois de mars pour déterminer comment les 4 millions seront dépensés.

Marcel Deschênes croit que la somme sera suffisante pour amortir le choc de la fermeture. « Est-ce que le 4 millions de dollars est réaliste et raisonnable? Pour ma part, je crois que oui. »

Le maire de Grand-Sault doit avoir d'autres discussions en fin d'après-midi mercredi avec des représentants de la province, y compris le ministre du Travail, Gilles LePage, pour développer une approche commune.

Le ministre Roger Melanson, président du Conseil du Trésor, confirme que son collègue Gilles LePage se rend à Grand-Sault pour rencontrer les dirigeants locaux.

« Nous, on va travailler avec la communauté, on va travailler certainement avec les employés qui malheureusement perdent leur emploi pour voir comment ils peuvent avoir une période de transition à d’autres opportunités », indique le ministre Melanson.

Dr. Oetker a indiqué que 70 % de la production à l'usine de Grand-Sault sera déplacée vers son usine de production de London, en Ontario, tandis que les 30 % restants seront transférés à son usine de Lodi, dans le New Jersey.

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