Retour

Fermeture de points de service : Desjardins part... et reste

Deux points de service de Desjardins ferment aujourd'hui en Matanie. Au total, 10 municipalités du Bas-Saint-Laurent ont perdu leur comptoir de service cette semaine. Desjardins tentera de combler ces fermetures par des investissements dans des projets communautaires.

Un texte de Joane BérubéComme bien d’autres résidents de petits villages, les clients de Desjardins de Saint-Adelme et de Saint-René devront à partir de la semaine prochaine effectuer leurs transactions par voie numérique.

Sinon, ils pourront se rendre à Matane. La Caisse populaire de la Matanie offrira un service de navette deux jours par semaine. Jeanne-Mance Caron, 72 ans n’a pas l’intention d’utiliser la navette.

Elle profitait vendredi de la dernière journée d’ouverture de sa caisse pour payer ses factures. Elle a installé le logiciel Accès D sur son ordinateur. Un membre de sa parenté l’aidera à se familiariser avec ce nouveau mode de transaction. « Mais, ça ne nous donne pas d’argent », souligne la dame.

À Saint-Adelme, le maire Jean-Roland Lebrun, estime que son village perd beaucoup avec cette fermeture. Il aurait aimé, et entend demander que Desjardins offre le service une demi-journée par semaine, notamment pour faciliter les dépôts.

La Caisse populaire de la Matanie a toutefois fait savoir lors d’assemblées publiques sur la fermeture qu’elle disposait d’un fonds de 200 000 $ pour financer des projets communautaires.

Le maire Lebrun admet que Saint-Adelme a déjà profité du Fonds d’aide au développement.

Récemment, indique le directeur général de la Caisse populaire de la Matanie, Denis Girard, le Fonds a servi à soutenir le transfert de propriété du Relais de Saint-Adelme.

Une institution importante, souligne M. Girard, puisque c’est la clientèle du Relais qui permet entre autres de maintenir un certain achalandage au dépanneur et à la station d’essence.

Le maire de Saint-Adelme a aussi d’autres projets en tête, notamment pour occuper les locaux qui seront laissés vacants par Desjardins.

Il a déjà fait part au directeur local d’un projet de garderie. Denis Girard s’est montré très ouvert au projet. « Avoir une garderie dans un village, c’est un service de plus qu’on peut offrir aux jeunes familles. C’est sûr que s’il y a un projet, on va le regarder », assure le dirigeant de la caisse de la Matanie.

Le Fonds a aussi servi à agrandir et à déménager la bibliothèque pour les jeunes à Saint-René.

Le directeur de la caisse ajoute que Desjardins contribuera aussi « significativement » à l’achat des deux génératrices que le village veut acheter pour aménager un centre d’urgence lors des inondations.