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Fermeture de zones de pêche : « Il peut y avoir beaucoup de désobéissance »

Des pêcheurs du nord-est du Nouveau-Brunswick envisagent de désobéir au ministère des Pêches et des Océans qui leur interdit d'exercer leurs activités dans un nombre grandissant de zones afin de protéger les baleines noires de l'Atlantique Nord, selon l'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM).

La fermeture de zones supplémentaire annoncée lundi par le ministère des Pêches et des Océans touche 65 pêcheurs du Nouveau-Brunswick, précise l'UPM, et 43 % des pêcheurs de la Gaspésie.

Des dirigeants de l’UPM ont rencontré des représentants des pêcheurs touchés, dans la Péninsule acadienne, lundi soir. Une nouvelle réunion, publique cette fois, aura lieu mardi à 16 h.

Les pêcheurs avaient proposé au ministère d’exempter les zones peu profondes que les baleines ne fréquentent pas, selon eux, mais ces derniers ont essuyé un refus.

« Ils sont vraiment déçus de ne pas avoir eu un peu de souplesse du ministre par rapport à ces mesures-là, affirme Emmanuel Moyen. Même en fin de semaine, il y a eu des discussions d’amener ça jusqu’à huit brasses. Huit brasses, ce n’est même pas 50 pieds d’eau. Il n’y a pas de baleine qui va là. Les pêcheurs ne comprennent pas qu’ils peuvent perdre de deux à trois semaines de pêche. Ils ne peuvent pas les récupérer. On est droit dans le pic [de la saison] aujourd’hui. »

Le ministre des Pêches et des Océans, Dominic LeBlanc, a déjà prévenu les pêcheurs qu’il peut retirer leur permis à ceux qui iraient délibérément dans les zones fermées.

La fermeture de zones de pêche a pour but de réduire les risques d’accident mortel pour les baleines. L’étude de baleines trouvées mortes l’an dernier dans le golfe a conclu que certaines d'entre elles avaient succombé à l'empêtrement dans des cordages de pêche et d'autres à des collisions avec des bateaux.