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Fin d'une saison exceptionnelle aux petits poissons des chenaux

Une saison faste se termine pour les pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne. La pêche aux petits poissons des chenaux a attiré cette année quelque 105 000 visiteurs, 5000 de plus que l'objectif que s'étaient donné les organisateurs.

« C'est une très bonne saison, du jamais vu, assure le pourvoyeur Jacques Lefebvre. L'année passée, il ne fallait pas l'oublier parce qu'elle n'a pas été bonne. Celle-là, il ne faudra pas l'oublier parce que ça a bien été. »

Les températures trop clémentes de l'année dernière avaient coupé la saison de moitié ; les activités n'ont pu débuter que le 15 janvier. Le départ hâtif de cette 79e saison dès le 26 décembre a permis aux pourvoyeurs de profiter de l'achalandage durant la période des Fêtes.

« On oublie un peu l'année passée, où on avait fait une demi-saison. Les gens rentraient juste dans leurs frais pour la même installation, explique le président de l'Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne, Steve Massicotte. Cette année, vraiment, ça en valait la peine. »

La clientèle chinoise toujours au rendez-vous

À l'entrée du site, le pourvoyeur Claude Devault a installé il y a quelques semaines une pancarte qui souhaite la bienvenue aux pêcheurs chinois. Une clientèle qui s'est faite encore très présente sur les glaces de la rivière Sainte-Anne cette année. L'entrepreneur estime qu'ils représentent de 15 à 20% de ses clients.

« Ce sont de bons clients qui adorent la pêche, déclare l'entrepreneur. On a pensé à eux. »

« Aujourd'hui, c'est la dernière journée pour pêcher, alors il fallait venir, explique Miao Zhang, une jeune mère établie à Montréal venue pêcher avec sa famille. Tous mes amis sont déjà venus ici. »

Les quelque 500 cabanes seront retirées des glaces au cours de la semaine. Les pourvoyeurs, eux, anticipent déjà leur 80e saison.

« Ça va dépendre toujours de la pluie qu'on aura pour faire cette édition-là, mais je peux vous dire que ça va être une super belle édition et qu'on va faire parler de nous encore. »

Au terme d'une pareille saison, entre deux et trois millions de poulamons ont mordu aux hameçons des pêcheurs. Les retombées économiques sont estimées chaque année à environ 6 millions de dollars dans la région.