Retour

Fort McMurray : le « cauchemar » des remboursements par les assurances

Quatre mois après le feu de forêt qui a dévasté la ville de Fort McMurray, quelque 45 000 réclamations ont été déposées par des résidents, mais certains d'entre eux ont de la difficulté à obtenir un remboursement de leur compagnie d'assurance.

Certaines sociétés d'assurance ne retournent ni les appels ni les courriels, d'autres sont impolies et manquent de professionnalisme, déplorent des habitants de Fort McMurray. « C'est horrible. Depuis l'évacuation, c'est un cauchemar », affirme Terena Gunderson, propriétaire d'une maison à Timberlea, l'un des quartiers les plus ravagés par les flammes.

La demeure d'Allan et Terena Gunderson a été très endommagée par l'eau utilisée par les pompiers. Leur assureur, Wawanesa, a refusé de payer une partie de ces dommages, explique Mme Gunderson.

Son mari abonde dans le même sens. Depuis qu'ils ont commencé à appeler leur assureur, la relation a toujours été conflictuelle, « nous n'avons rien eu d'autre que des problèmes », résume Allan Gunderson.

Le couple n'est pas le seul à vivre ce type de problème. La facture des dommages matériels assurés causés par le feu de forêt est estimée à 3,58 milliards de dollars, selon le Bureau d'assurance du Canada.

Apprendre à « jouer le jeu des assurances »

L'avocat Terry Cooper dit que des centaines de résidents de Fort McMurray sont déjà venus lui demander conseil pour des problèmes de remboursement d'assurance. Il se désole de la façon dont sont traités certains d'entre eux, mais explique que les assurés doivent apprendre le fonctionnement des entreprises, ce qui requiert parfois la présence d'un avocat.

Il suggère par ailleurs de négocier avec les assureurs et de présenter le plus de preuves possible des dommages causés dans les maisons. « Il faut comprendre les règles du jeu, comme au poker », illustre-t-il. L'action en justice ne doit être considérée qu'en dernier recours, ajoute-t-il.

Dans un courriel, l'entreprise Wawanesa précise qu'elle répond à ses obligations envers ses clients. Une autre entreprise d'assurance, AMA, dit pour sa part avoir été débordée par la demande et admet que c'est un défi d'offrir le niveau de service habituel.

Plus d'articles

Commentaires