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GE construira une nouvelle usine au Canada; 350 emplois seront créés

General Electric entend construire une nouvelle usine de 350 millions de dollars (265 millions $US) au Canada d'ici 20 mois et y créer 350 emplois manufacturiers. Le géant industriel n'a cependant pas révélé dans quelle ville il s'installera.

Dans un communiqué publié lundi, GE explique qu'il a pris la décision de déménager au Canada les activités de fabrication de moteurs de son usine de Waukesah, au Wisconsin, pour obtenir des crédits à l'exportation de la part d'Exportation et développement Canada (EDC).

GE rappelle que l'équivalent de l'EDC, la US Export Import Bank, a cessé de fonctionner le 1er juillet dernier. Il souligne que les exportateurs américains tentent de convaincre le Congrès de rétablir le financement de l'organisme, mais en vain jusqu'ici.

La nouvelle usine sera une « unité de production flexible qui pourra prendre de l'expansion au fil du temps, et répondre aux exigences manufacturières d'autres compagnies de GE », précise la compagnie.

L'annonce de GE est la dernière en liste d'une série. Dans les dernières semaines, la compagnie a annoncé la délocalisation de milliers d'emplois dans des pays qui offrent des crédits à l'exportation, dont le Royaume-Uni, la France, la Chine et la Hongrie.

Des tapis rouges déroulés pour GE

Dans une entrevue accordée à Reuters, le vice-président de GE, John Rice, soutient que de nombreuses agences offrant de tels crédits « déroulent le tapis rouge » pour la compagnie, ce qui lui permet d'offrir des garanties de prêt à des clients.

M. Rice dit entretenir peu d'espoir que la US Export Import Bank, connue sous l'acronyme EXIM, soit refinancée, d'autant plus que le président de la Chambre des représentants, John Boehner, a annoncé son départ la semaine dernière.

M. Boehner, dit-il, appuyait cette idée, ce qui n'est pas le cas de celui qui est pressenti pour lui succéder, Kevin McCarthy. « Avec la démission de Boehner, nous perdons une personne importante, alors je ne crois pas que cela va rendre les choses plus faciles », affirme-t-il.

« Soyons réalistes. Nous avons un système aux États-Unis où une majorité significative de membres du Congrès peuvent soutenir quelque chose, mais ça n'ira pas de l'avant en raison de la position d'un petit groupe et de l'argent qui les soutient », a-t-il dit.

M. Rice assure que GE « ne tourne pas le dos » aux États-Unis, mais concède qu'il continuera de délocaliser des emplois et de conclure des ententes avec des agences de crédits à l'exportation de gouvernements étrangers. Cela est nécessaire dans un environnement concurrentiel, fait-il valoir.

Dans son communiqué, GE vante l'approche d'Exportation et développement Canada, avec laquelle il dit entretenir une relation « solide et durable ». GE soutient que les interventions de l'agence canadienne l'an dernier ont permis des exportations et des investissements totalisant 100 millions de dollars canadiens. 

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