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Gestion de l'offre : l'inquiétude néo-brunswickoise

Des producteurs de lait, d'oeufs et de volailles du Nouveau-Brunswick réclament la protection du système canadien de gestion de l'offre.

Ce système stabilise les prix et garantit les revenus des agriculteurs. Les producteurs craignent que le gouvernement fédéral n'abandonne le système dans les négociations actuelles de libre-échange du Partenariat transpacifique.

Propriétaire de 240 bêtes, Michael Bouma compte parmi les plus gros producteurs laitiers du Nouveau-Brunswick. Il estime que le système de gestion de l'offre en vigueur au Canada doit demeurer tel qu'il est.

« Le système de quotas, c'est pour s'assurer qu'on ait un bon prix », explique le producteur laitier de Robertville, dans le nord-est du Nouveau-Brunswick.

L'imposition de quotas évite d'inonder les marchés, ce qui permet un contrôle des prix et aide à protéger les petits producteurs de lait, tout comme dans le cas de la volaille et des oeufs.

Les producteurs craignent que le gouvernement canadien renonce à ce système.

« Si les importations s'en viennent, où il y a des grosses subventions sur leurs producteurs de lait, on n'est pas capables de faire compétition, spécialement avec les États-Unis et des grosses fermes d'entre 10 000 pis 30 000 vaches sur une ferme », affirme M. Bouma.

Michael Bouma, qui est aussi président de l'Alliance agricole du Nouveau-Brunswick, estime que la grande majorité des producteurs cesseront leurs activités si Ottawa abandonne le système. Jusqu'à 90 % des fermes, clame-t-il, disparaîtront du paysage néo-brunswickois.

Le député néo-démocrate d'Acadie-Bathurst croit que le silence du fédéral dans les négociations actuelles est de mauvais augure.

« Le gouvernement Harper a toujours dit qu'il le protégeait, mais maintenant, si on regarde l'entente, il ne nous en parle pas, il garde ça dans le secret », note-t-il.

Selon Michael Bouma, le mouvement de protestation amorcé au Québec pourrait s'étendre au Nouveau-Brunswick si le fédéral abandonne le système de gestion de l'offre.

D'après le reportage de François Vigneault

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