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Granijem grave son avenir dans les marchés extérieurs

L'entreprise Granijem de Baie-Comeau développe de nouveaux marchés pour son granit depuis quelques années et ses efforts portent leurs fruits, puisqu'elle vient d'obtenir un contrat dans le cadre de la construction du Fort Worth Arena, au Texas, un projet de 450 M$.

L'entreprise baie-comoise a eu la confirmation de ce contrat pour une petite phase du projet la semaine dernière. Elle produira notamment des bases de mur et probablement du dallage pour ce gigantesque centre multifonctionnel, qui pourra présenter autant du hockey que du rodéo et des concerts.

« On a eu le go pour produire. On va commencer à travailler là-dessus rapidement », indique Julie Bérubé, copropriétaire de Granijem avec son frère Luc.

L'ouverture du Fort Worth Arena est prévue pour décembre 2019. Sa capacité ira de 9300 places pour le rodéo à 14 000 places en configuration spectacle.

Se diversifier

La compagnie attend également des nouvelles d'un projet dans le Connecticut, prévu pour 2018, sur lequel elle a soumissionné. Granijem se tourne vers ces marchés américains afin de contrer le creux hivernal que connait toujours le marché intérieur du granit.

L'entreprise exploite trois carrières de granit sur la Côte-Nord. Elle achète aussi la pierre de nombreux autres fournisseurs du Québec et d'ailleurs.

Luc Bérubé parle du marché de nos voisins du sud comme d'« un énorme potentiel ».

Acquisition

Afin de soutenir ce développement de nouveaux marchés, la compagnie, qui fait également des comptoirs de cuisine, des vanités, des douches, des urnes et des monuments funéraires, travaille à finaliser l'achat d'une deuxième scie à commande numérique contrôlée par ordinateur (CNC).

« C'est dans l'optique de pouvoir soumissionner sur des projets plus complexes et nous démarquer par rapport aux autres entreprises de granit », révèle Véronique Morency, qui précise que moins de cinq compagnies au Québec possèdent ce genre de scie.

La nouvelle scie permettra aussi de désengorger la scie CNC actuellement utilisée. La nouvelle scie présentera plus d'options, une plus grosse lame et plus d'axes de coupe, tout en étant presque totalement automatisée.

« On va pouvoir être plus rapides dans nos délais, faire des projets qu'on ne peut pas faire actuellement, accepter de plus gros contrats, être plus compétitifs et avoir de meilleurs délais », conclut Julie Bérubé.

C'est quand la construction a ralenti, en 2008, que Granijem s'est relevée. Ses propriétaires assurent que la polyvalence de leur entreprise les a aidés à garder le cap.

D'après les informations de Marlène Joseph-Blais

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