Les 70 employés de l'usine de peinture Sico de l'arrondissement de Beauport ont déclenché une grève de 24 heures, tôt jeudi matin.

Les travailleurs disent vouloir faire pression sur l’employeur, la multinationale Pittsburgh Plate Glass propriétaire de l’usine depuis 2012, afin qu’il revienne à la table de négociation en vue du renouvellement de leur convention collective.

Le conflit avec l’employeur perdure depuis des années, affirme le président du syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux, Sylvain Carbonneau.

« Depuis qu’ils sont arrivés [les propriétaires PPG], les négociations de 2014-2017, on a subi des reculs, un changement de fonds de pension, de prestations à cotisations prévu pour 2020, et trois années avec un gel de salaire », affirme M. Carbonneau.

La question salariale est le principal point en litige dans ces négociations. M. Carbonneau parle de mécontentement généralisé des employés.

« On veut que le monétaire soit négocié. Là, il est imposé comme la dernière fois et c’est un peu une "écoeurite" aigüe de l’ensemble des employés. »

Au début du mois de mars, les employés ont donné à leur syndicat le mandat de recourir à des moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève générale illimitée.

La semaine dernière, les travailleurs ont fait, à trois reprises, des grèves ponctuelles de quelques heures. Cette fois, le débrayage durera jusqu'à vendredi matin, 6 h 30.

La convention collective des travailleurs de Sico est échue depuis la fin du mois d'octobre dernier.

L’entreprise de Beauport crée de la peinture à l’eau sous plusieurs marques, dont Sico, Rona et BMR. Environ 25 millions de litre de peinture sont produits par l’entreprise annuellement.