Les travailleurs sylvicoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie se préparent à faire la grève. À moins d'un revirement, ils feront les six journées de grève pour lesquelles ils ont voté.

Un texte d’Isabelle Damphousse

Les sylviculteurs lancent un ultimatum à leurs employeurs.

Ils disent être prêts à déclencher une grève générale illimitée si les négociations ne progressent pas.

Les travailleurs ont voté à plus de 90 pour cent en faveur de la grève, le 11 avril dernier.

Les négociations n'avancent pas depuis le mois de novembre 2017, selon René Martel, président du Syndicat national de la sylviculture. « Je vous dis que ça a même reculé à certains endroits », explique-t-il. Une situation qu’il juge inacceptable.

Depuis la mise en place du nouveau régime forestier en 2013, les travailleurs ont accepté, selon le syndicat, de faire des concessions pour assurer la pérennité des entreprises. Ils croient avoir droit à un retour du balancier.

Les travailleurs sylvicoles demandent une augmentation de leur rémunération globale de 12 % pour trois ans. Une demande raisonnable selon eux puisqu’ils paient pour l’achat et l’entretien de leurs outils ainsi que pour les frais de déplacement en forêt.

Les travailleurs veulent aussi être payés lorsqu’ils exercent leur droit de refuser de travailler lorsque les conditions sont dangereuses pour leur santé et leur sécurité.

Le Syndicat national de la sylviculture espère que les négociations seront terminées d’ici le début des opérations forestières en juin.