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Hausse des profits des grandes banques canadiennes au premier trimestre

Les grandes banques canadiennes continuent d'engranger des milliards de dollars de profits si l'on se fie aux résultats du premier trimestre dévoilés cette semaine par plusieurs d'entre elles. 

La Banque CIBC rapporte jeudi un résultat net au 1er trimestre clos le 31 janvier dernier de 982 millions $ comparativement à 923 millions $ un an plus tôt. Le résultat net ajusté a quant à lui atteint 1,029 milliard $ alors qu'il y a un an, il s'était élevé à 956 millions $. 

Victor G. Dodig, président et chef de la direction de la Banque CIBC, observe que les secteurs Services bancaires de détail et Services bancaires aux entreprises, Gestion des avoirs et Marchés des capitaux ont tous enregistré de solides résultats, malgré des conditions macroéconomiques difficiles.

La Banque TD rapporte jeudi qu'au 1er trimestre terminé le 31 janvier dernier, son résultat net a atteint 2,223 milliards $ comparativement à 2,060 milliards $ à la période correspondante de 2015. Le résultat net rajusté a quant à lui été de 2,247 milliards $ alors qu'un an plus tôt, il s'était élevé à 2,123 milliards $. 

Bharat Masrani, président du Groupe et chef de la direction de la Banque TD, se réjouit que le résultat rajusté ait progressé de 6 % par rapport au 1er trimestre de l'exercice précédent. À son avis, le rendement est attribuable à la croissance interne, à un effet de change favorable et à la gestion des charges.

Contrairement à d'autres banques canadiennes, la Banque Laurentienne a constaté une diminution de ses pertes sur créances au premier trimestre, puisqu'elle n'est pas directement exposée au secteur pétrolier et gazier. Ainsi, pour la période de trois mois terminée le 31 janvier dernier, la banque montréalaise a dû provisionner 9,1 millions $ pour couvrir des prêts douteux, un montant en recul de 13 % par rapport à la même période en 2015.

La Banque Laurentienne a constaté une hausse des provisions pour pertes sur prêts de 3,5 millions $ dans son secteur des prêts personnels ainsi que de 700 000 $ du côté des prêts hypothécaires résidentiels. Cela a toutefois été contrebalancé par une baisse de 5,6 millions $ dans le secteur des prêts commerciaux et hypothécaires commerciaux.

Pour la période de trois mois terminée le 31 janvier, la Banque Laurentienne a néanmoins raté la cible des analystes, en dépit d'une augmentation de ses profits et revenus.
La banque québécoise a engrangé un bénéfice net de 42,7 millions $, ou 1,36 $ par action, en progression de 19 % par rapport au premier trimestre de l'exercice précédent.

La Banque Royale du Canada a déclaré mercredi un bénéfice net de 2,47 milliards de dollars, en baisse de moins de 0,36 % par rapport aux 2,456 milliards rapportés pour la même période l'an dernier.

Le profit record enregistré par son secteur des services aux particuliers et aux entreprises ainsi que la hausse du bénéfice dans le secteur des services aux investisseurs ont été contrebalancés par la baisse des résultats dans les secteurs des assurances et des marchés des capitaux.

Pour sa part, la Banque de Montréal (BMO) a déclaré mardi un bénéfice net de 1,07 milliard, en hausse de 7 % par rapport à celui présenté pour le même trimestre l'an dernier.

Là encore, le secteur des services bancaires personnels et commerciaux enregistre une hausse de significative de ses profits, tant au Canada qu'aux États-Unis.

Les résultats de la Banque de Montréal et de la Banque Royale confirment par ailleurs que les prêts en souffrance dans le secteur pétrolier sont en hausse, en raison de la chute brutale des prix du pétrole enregistrée l'an dernier.

De son côté, la Banque Nationale a présenté mardi une chute de 37 % de ses résultats, une situation attribuée en grande partie à la décision de l'institution financière de radier sa participation dans Maple Financial Group. Son bénéfice net reste néanmoins de 267 millions de dollars au premier trimestre.

La Banque Scotia présentera ses résultats du premier trimestre vendredi.