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Hausse des tarifs :Énergie NB sous-estime ses besoins selon un expert

Un expert embauché par l'intervenante publique en matière d'énergie estime qu'Énergie NB a sous-estimé ses besoins en présentant une demande de hausse tarifaire de 2,33 % pour le secteur résidentiel.

Selon Robert Knecht, Énergie NB est trop optimiste en ce qui concerne ses besoins financiers futurs.

« J’ai l’impression que le plan de 10 ans d’Énergie NB est une prévision optimiste plutôt qu’une [bonne estimation] de la valeur probable [des rentrées d’argent] », écrit-il dans une présentation soumise à la Commission de l’énergie et des services publics, qui doit approuver la demande tarifaire.

Robert Knecht est un consultant du Massachusetts dont les services d’analyse ont été retenus par l’intervenante publique Heather Black, qui défend les consommateurs dans le dossier des tarifs.

Une hausse de 2,33 % pour les clients résidentiels

Énergie NB veut augmenter ses tarifs de 2,33 % pour les clients résidentiels - de 2 % pour toutes les classes des clients - le 1er avril.

Il y aurait d’autres hausses dans les années à venir, pour permettre à la société d’État de réduire d’un milliard de dollars d’ici 2021 sa dette et d’accumuler un capital de 20 %. Elle serait ainsi en mesure de faire face à ses besoins futurs, comme la réfection du barrage de Mactaquac.

Or, depuis qu’Énergie NB a exposé ses projets et prévisions dans son plan de 10 ans, elle a connu des résultats financiers décevants. L’an dernier, ses revenus nets ont chuté de 88 millions de dollars, à cause notamment de l’hiver doux et de la performance décevante de la centrale nucléaire de Point Lepreau.

Une révision s'impose, selon l'expert

Robert Knecht ne comprend pas pourquoi la société d’énergie n’a pas révisé ses prévisions à la suite de ces résultats.

« L’incertitude qui entoure les prévisions devrait être reconnue et la trajectoire des tarifs de l’entreprise devrait comprendre des hausses suffisantes pour atteindre un capital effectif de 20 % même si les conditions économiques et climatiques sont défavorables », écrit-il.

Des dirigeants d’Énergie NB, dont le PDG Gaëtan Thomas, ont d’ailleurs reconnu l’automne dernier, lors d’audiences du comité législatif sur les sociétés de la Couronne, que l’entreprise avait pris du retard par rapport à ses objectifs de réduction de sa dette.

Robert Knecht ne se prononce pas, dans son analyse, sur la question à savoir si la Commission de l’énergie et des services publics devrait imposer une plus forte hausse que celle demandée par Énergie NB.

Il promet de se prononcer sur cette question lors des audiences sur la demande de hausse des tarifs en février.

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