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Hausse du salaire minimum : les réactions se multiplient dans l'Est du Québec

L'augmentation du salaire minimum à 11,25$ de l'heure est une bonne nouvelle selon bon nombre d'organisations de l'Est du Québec, mais des doutes persistent sur ses bienfaits.

L’annonce faite jeudi matin par la ministre québécoise du travail, Dominique Vien, est un pas dans la bonne direction aux yeux des organismes de défenses des travailleurs.

Pour Gaétan Cousineau, du Mouvement Action Chômage Pabok, cette hausse est une bonne nouvelle puisqu’elle permettra notamment de bonifier les chèques d’assurance-emploi de bon nombre de travailleurs.

Évidemment, dans le travail saisonnier, il y a beaucoup de travail au salaire minimum, donc ça va certainement affecter beaucoup de personnes.

Gaétan Cousineau, coordonnateur, Mouvement Action Chômage

Gaétan Cousineau fait toutefois partie de ceux qui revendiquent un salaire minimum à 15 $ de l’heure.

Sur la Côte-Nord, Michel Savard de la Table de groupes populaires, est lui aussi agréablement surpris de cette hausse, mais doute qu’elle soit suffisante pour sortir les ménages de la pauvreté :

« Les études nous démontrent que la majorité des travailleuses, travailleurs au salaire minimum, ont de la difficulté à joindre les deux bouts. »

Il croit que Québec a choisi de prendre les devants et d’augmenter le salaire minimum graduellement, dans le but de répondre en partie aux revendications des groupes populaires pour une augmentation du salaire minimum à 15$ de l’heure.

C’est probablement ce qui justifie qu’on a une annonce de l’augmentation du salaire minimum sur une période de 4 ans…mais même après 4 ans, on n’a pas encore atteint le 15 $ de l’heure.

Michel Savard, coordonateur, Table des groupes populaires de la Côte-Nord

Les pressions pour augmenter le salaire minimum à 15$ de l’heure vont probablement continuer selon lui.

Les chambres de commerces, pas du même avis

La Fédération des chambres de commerce du Québec qualifie quant à elle cette augmentation de raisonnée et de raisonnable.

Celle de Rimouski-Neigette est du même avis. La directrice générale, Claire Gaudet, accueille favorablement cette hausse des conditions des travailleurs. Elle soulève toutefois certaines craintes.

C’est certain qu’on se questionne aussi. On se demande si nos entreprises vont avoir la capacité économique de garder tous leurs employés en entreprises.

Claire Gaudet, directrice générale, Chambre de commerce et de l'industrie Rimouski-Neigette

Un sondage sera mené auprès des membres dès le mois de mai afin d’évaluer les conséquences de la hausse du salaire minimum.

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