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Hausse proposée du salaire minimum en Ontario : les gens d'affaires brandissent le spectre des fermetures

Les syndicats et les regroupements de gens d'affaires ont fait une dernière tentative, vendredi, pour faire pencher la balance en leur faveur, alors que les consultations publiques sur les changements proposés aux lois du travail prenaient fin.

Les éléments les plus marquants de ces propositions sont la hausse progressive du salaire minimum à 15 $ l’heure, l’augmentation du nombre de jours de congés autorisés pour les urgences personnelles et le paiement d’un salaire égal pour les employés à temps partiel qui font le même travail que des employés à temps plein.

Comme elles le font depuis que les propositions ont été rendues publiques, les associations qui représentent les gens d’affaires ont exprimé leurs craintes face à l’augmentation du salaire minimum et de la vitesse à laquelle ces hausses successives entreront en vigueur.

Le salaire minimum, qui est actuellement de 11, 40 $ l’heure, atteindrait 15 $ le 1er janvier 2019.

Selon la directrice des politiques à la Chambre de commerce de l’Ontario, le projet de loi 148 menace la compétitivité des entreprises ontariennes, et plus particulièrement des PME.

Elle ajoute que plusieurs entreprises craignent de devoir fermer leurs portes.

La Fédération canadienne des épiciers indépendants abonde dans le même sens. Elle fait valoir que la marge de profits n’est pas très élevée dans ce secteur d’activités et que les coûts supplémentaires entraîneraient des mises à pied.

Les deux regroupements veulent que les hausses soient échelonnées sur une plus longue période.

La première ministre Kathleen Wynne a promis d’aider les entreprises au cours de la période de transition, mais sans préciser comment.

Les syndicats, de leur côté, considèrent les changements proposés comme un pas dans la bonne direction.

La Fédération du travail de l’Ontario souligne toutefois que le marché du travail a subi de très importantes transformations et que certains travailleurs sont dans une position extrêmement précaire.

La Fédération considère que le projet de loi doit aller plus loin pour que tous aient accès à un emploi décent.

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