La compagnie ferroviaire a annoncé mardi que ses trains arrêteront de circuler avant la fin de 2018, malgré un investissement récent de plus de 800 000 $ de la part du gouvernement provincial et l'appui des trois principaux partis politiques ontariens.

L’an dernier, la compagnie ferroviaire, qui assure la liaison entre Sault-Sainte-Marie et Sudbury, avait menacé de fermer ses portes si elle ne recevait pas 46 millions de dollars pour remettre en état les rails.

La ligne de chemin de fer sert surtout à transporter les matériaux des compagnies Algoma à Sault-Sainte-Marie, Domtar à Espanola et Eacom à Nairn Centre qui représentent 80 % de son chiffre d’affaires.

Huron Central avait fait des menaces semblables en 2009 avant d’obtenir un financement de 30 millions de dollars de la part de la province et du gouvernement fédéral.

Ce financement avait permis le maintien de 40 emplois, qui sont maintenant menacés.

Selon Louis Gravel, le président de la société mère de Huron Central, Genesee & Wyoming Canada, les deux paliers de gouvernement font désormais la sourde oreille face à la situation.

Le député fédéral pour Sault-Sainte-Marie, Terry Sheehan, a réagi rapidement aux propos de M. Gravel.

Il affirme avoir eu plusieurs discussions avec Huron Central pour trouver des solutions aux difficultés de l'entreprise, en compagnie du caucus du Nord de l'Ontario et de députés provinciaux.

Les candidats réagissent

Les candidats du NPD Michele McCleave-Kennedy (Sault-Sainte-Marie) et Michael Mantha (Algorma-Manitoulin) ont d'ailleurs réitéré ce matin la promesse du NPD de « sauver » Huron Central, dans le cadre de sa stratégie ferroviaire pour le Nord.

Le candidat conservateur pour Sault-Sainte-Marie, Ross Romano, a ensuite réagi en qualifiant cette promesse du NPD d'« hypocrite », et soulignant qu'il se bat lui aussi pour la survie de Huron Central.

Avec les informations de CBC

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