Le gouvernement de la Saskatchewan accorde un sursis de 30 jours à la pétrolière Husky Energy pour remettre son rapport sur la cause du déversement de pétrole dans la rivière Saskatchewan Nord le 21 juillet.

Un texte de Dominique Brunet-Vaudrin

Quelques jours après la fuite, le ministère de l'Économie avait affirmé que l'entreprise disposait de 90 jours, selon la loi, pour soumettre un rapport complet sur les événements, les résultats d'analyse, les opérations d'urgence et le nettoyage du terrain.

Le sous-ministre adjoint du ministère provincial de l'Économie, Doug MacKnight, indique que Husky Energy a besoin de plus de temps pour terminer des rapports techniques. Une firme d'ingénierie est responsable des rapports pour le compte de la pétrolière.

« Il s'agit d'une pièce majeure de recherche scientifique et d'ingénierie à compléter. Le pipeline est situé dans une pente, soutient Doug MacKnight. La priorité est d'avoir un rapport juste. »

D'après M. MacKnight, il n'est pas commun de voir une entreprise demander un tel sursis, mais que l'incident lui-même n'est pas commun non plus.

Husky Energy doit donc remettre son rapport final d'ici le 21 novembre 2016. Ce document comprendra notamment une analyse métallurgique du pipeline duquel s'est échappé le pétrole ainsi qu'un rapport géotechnique des sols où s'est produit l'incident. La cause de la fuite sera aussi connue. 

Selon Doug MacKnight, rien dans la loi n'empêche Husky Energy de demander un autre sursis à la fin de celui-ci. Cependant, il croit que le rapport sera bien remis d'ici la nouvelle date établie.

Par ailleurs, Husky Energy a publié un document dans lequel elle indique qu'environ 93 % des quelque 225 000 litres de pétrole déversés ont été récupérés. Les opérations de nettoyage des rives sont en suspens et reprendront au printemps 2017 quand les températures le permettront.