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Hydro-Québec négocie avec les Innus pour l'ajout d'une turbine à SM-3

Hydro-Québec souhaite installer un troisième groupe turbine alternateur à la Centrale Sainte-Marguerite 3 (SM-3) au nord de Sept-Îles. Des négociations sont en cours avec le Conseil des Innus de Uashat-Maliotenam pour offrir une compensation financière.

Un texte de François Robert

Pour Hydro-Québec, le but est d’augmenter la capacité de production de la centrale en période de pointe.

« Depuis sa construction, il y a possibilité d’ajouter un troisième groupe turbine alternateur sur cette centrale-là pas de manière à augmenter la quantité annuelle produite, mais plutôt pour se donner de la flexibilité parce qu’à l’année, avec trois groupes turbines alternateur, on ne produirait pas plus d’électricité à Sainte-Marguerite 3 », indique Maxence Huard-Lefebvre, porte-parole d’Hydro-Québec.

C’est surtout pour les périodes de pointe hivernales que cet ajout serait utile.

« Au moment où on se parle, l'offre qu'ils [NDLR Hydro-Québec] ont soumise, c'est leur première offre, il n'y a pas eu de discussions encore plus approfondies dans le dossier de la troisième turbine », note le chef du Conseil des Innus de Uashat-Maliotenam, Mike McKenzie.

Le Conseil des Innus de Uashat-Maliotenam souhaite obtenir de solides garanties écrites qu’une partie du débit des rivières Carheil et aux Pékans ne sera pas dérivée vers la Centrale SM-3 avant de signer une entente, insiste le chef Mc Kenzie.

Pour Mike McKenzie, il faudrait des garanties écrites autant de la part d’Hydro-Québec que du gouvernement, sous la forme d’un décret ministériel.

« On parle d’un projet qui serait simplement d’installer un troisième groupe dans la centrale et non de faire de grands travaux de génie civil, alors il n’y a pas de dérivation nécessaire ni de la rivière Moisie ni de ses affluents », assure le porte-parole d’Hydro-Québec.

Échéancier du projet

Cette installation ne serait cependant pas pour tout de suite. Hydro-Québec doit d’abord s’entendre avec les Innus de Uashat-Maliotenam. Ensuite, si tout va bien, les demandes d’autorisation gouvernementales pourraient être déposées en 2020 et la mise en service pourrait avoir lieu en 2025, indique le porte-parole d’Hydro-Québec.

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