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Î.-P.-É. : un barbier veut servir de l’alcool à ses clients

À l'Île-du-Prince-Édouard, un barbier tente depuis deux ans d'obtenir un permis pour servir de l'alcool et ne comprend pas pourquoi il se bute toujours à un refus, alors que des salons de coiffure et des spas obtiennent le permis sans difficulté.

Sean Aylward est propriétaire du Humble Barber, à Charlottetown. « Mes clients sont seulement ici une demi-heure à la fois, plaide-t-il. Il n’y a pas de risque qu’ils s’assoient et qu’ils consomment une grande quantité d’alcool! »

La loi provinciale sur les permis d’alcool classe pourtant les barbiers dans la même catégorie que les salons de coiffure et les spas, des établissements qui sont admissibles, eux, à des permis.

La loi précise que ces établissements doivent offrir « des services esthétiques, comme des coupes de cheveux, des teintures et l’application de maquillage ».

En lisant cela, M. Aylward était convaincu qu’il était admissible.

Mais lorsqu’il s’est renseigné auprès de la province, on lui a répondu qu’il devait offrir des services thérapeutiques en plus de coupes de cheveux. Et même s’il offre des traitements faciaux et des rasages avec serviette chaude, ça ne suffit pas lui a-t-on dit.

Un manque de logique?

Toute cette affaire est tirée par les cheveux, selon lui.

Il n’y a rien de logique! Ils devraient être logiques et conséquents, et me permettre d’avoir un permis s’ils permettent aux salons et aux spas [de servir de l’alcool].

Sean Aylward, propriétaire du Humbler Barber

Il ajoute d’autre part que le gouvernement provincial devrait aider les jeunes entrepreneurs comme lui à réussir plutôt que de leur mettre des bâtons dans les roues.

Personne au ministère des Finances ni à la régie des alcools de l’Île-du-Prince-Édouard n’était disponible pour commenter jeudi.