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Immobilier à Vancouver : des baisses prévues selon des experts

Les données immobilières mensuelles qui sont attendues mercredi laissent présager des baisses importantes des ventes dans le Grand Vancouver en comparaison à l'année dernière, selon des experts.

« Quand nous regardons tous les marchés de la Colombie-Britannique pour le premier trimestre de cette année, les ventes sont en baisse », explique Cameron Muir, économiste en chef de l’Association immobilière de la Colombie-Britannique.

Selon l’agent immobilier et blogueur Steve Sarestsky, cette baisse est largement attribuable aux nouvelles règles hypothécaires. Toutefois, la hausse des taux d’intérêt et les nouveaux impôts fonciers imposés par le gouvernement jouent aussi un rôle, selon lui.

« Les prix ne peuvent pas augmenter de 30 % chaque année pour toujours. Les gains les plus importants sont chose du passé et vous commencez à apercevoir un ralentissement », soutient-il.

Les deux spécialistes disent que les données montrent que les prix médians baissent pour les maisons à Vancouver et les environs, mais que ces baisses ne touchent pas les condos. Pour ces logements, le prix de référence a augmenté de 31,1 % au cours de la dernière année et se situe à 641 800 $.

« Je m’attends à voir des prix en hausse pour la plupart des produits en raison du manque d’approvisionnement. Nous sommes au niveau le plus bas en 10 ans », indique M. Muir.

Les effets possibles d’un ralentissement

Un marché immobilier très fort a contribué à l’économie de la province dans les dernières années.

« Il n’y a aucun doute qu’un ralentissement dans le marché immobilier pourrait entraîner un ralentissement économique. Est-ce que ça mène à une récession éventuellement? », demande M. Saretsky.

La semaine dernière, Cameron Muir a publié une analyse pour tenter de prédire cette possibilité. Le rapport estimait qu’un déclin de 35 % dans le prix moyen des maisons mènerait à une récession.

« Alors que plusieurs pourraient voir ceci comme une perte sur papier, elle aura un effet important sur l’économie puisque la baisse de la richesse des ménages limitera les dépenses des consommateurs ». ajoute M. Muir.