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Immobilier : les investisseurs chinois nombreux à Vancouver, selon une étude

Les deux tiers des acheteurs de maisons dans trois quartiers cossus de Vancouver ont un nom de famille commun en Chine, révèle une étude de cas publiée lundi.

L'urbaniste et professeur adjoint à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) Andy Yan a étudié les titres fonciers de 172 maisons unifamiliales vendues entre août 2014 et février 2015 dans les quartiers de Point Grey, Dunbar, et sur les terres en dotation de UBC.

Le député David Eby de la circonscription Vancouver-Point Grey a colligé les informations pour le rapport.

M. Yan indique que 66 % des acheteurs ont un nom chinois original non anglicisé et que la majorité d'entre eux ont de titres d'emplois ambigus, tel que celui de ménagère. Il souligne que cela pourrait impliquer que les acheteurs sont des nouveaux arrivants et qu'ils ont fait l'achat de leur maison avec des fonds étrangers.

L'urbaniste soutient que 82 % des achats ont été fait avec des prêts hypothécaires.

Des prêts illimités

En mai dernier, la Banque Royale du Canada (RBC), la plus grande au pays, a éliminé la limite de prêt maximale de 1,25 million de dollars pour les emprunteurs qui n'ont pas de dossier de crédit au pays.

« Nous voyons beaucoup de nouveaux venus affluents qui cherchent à acheter des maisons à prix élevé », a affirmé la directrice générale des marchés multiculturels de RBC, Christine Shisler.

Le député David Eby, également porte-parole de l'opposition officielle en matière d'hébergement, s'inquiète que les banques ne s'assurent pas que les emprunteurs aient la capacité de rembourser leurs prêts. Il se demande pourquoi le gouvernement provincial ne prête pas plus d'attention à cet enjeu.

« On nous dit que c'est une question très compliquée et que le gouvernement n'a pas de données. Ce n'est pas vrai, selon moi », maintient-il.

Il soutient avoir facilement acquis l'information, et espère que la publication du rapport entraînera plus de recherches sur les acheteurs de maisons dans la région.

Le prix de vente moyen d'une maison dans les quartiers à l'étude est de 2,87 millions de dollars.

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