Hydro One va acheter Avista, une société de services publics du nord-ouest des États-Unis, pour 6,7 milliards de dollars.

Les deux entreprises ont un actif combiné de plus de 32 milliards de dollars, ce qui en fera l'une des plus importantes compagnies réglementées de services publics en Amérique du Nord.

La transaction est sujette à l'approbation des actionnaires et des autorités de réglementation. Elle devrait être terminée d'ici la deuxième moitié de 2018.

Avista fournit de l'électricité et du gaz naturel. Elle fait des affaires dans l'État de Washington, en Oregon, en Idaho, au Montana et en Alaska.

Le PDG de Hydro One, Mayo Schmidt, souligne que les deux sociétés sont établies depuis très longtemps. Il pense qu'en plus d'accroître la valeur de Hydro One, la transaction lui permettra d'innover davantage.

Pas d'augmentation de tarifs

Les compagnies assurent que l'acquisition n'entraînera pas de réduction de personnel.

Avista conservera son siège social à Spokane, dans l'État de Washington.

Les deux entreprises disent que les coûts liés à la transaction ne se traduiront pas par des hausses de tarifs pour les consommateurs.

Mayo Schmidt, de Hydro One, dit que la province a été bien informée, qu'elle appuie tout à fait la transaction et qu'elle « envisage avec enthousiasme le partage de technologies innovatrices ».

Hydro One, qui est le plus important distributeur d'électricité en Ontario, a été partiellement privatisé par le gouvernement ontarien. La province a conservé 49,9 % des actions.

Le porte-parole du NPD sur les questions d'énergie, Peter Tabuns, estime que Hydro One est maintenant plus préoccupée par les intérêts de ses actionnaires internationaux que par ceux des Ontariens.

« En vendant [une partie de] Hydro One en dépit de l'opposition des Ontariens, peut-on lire dans une déclaration écrite, Kathleen Wynne a fait passer les intérêts des investisseurs étrangers avant ceux de notre province et de ceux qui vivent ici et payent des factures d'électricité. »

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