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Incertitudes en Ontario avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche

L'Ontario se demande quelles seront les répercussions alors que son principal partenaire commercial est maintenant dirigé par un président qui favorise le protectionnisme.

Un texte de Claudine Brulé

Le nouveau président américain, Donald Trump, veut favoriser la production locale et imposer de lourdes barrières tarifaires aux importations. Il faut donc s'attendre à des pertes d'emplois au Canada, selon l'économiste Donald Rumball.

Il croit que le gouvernement fédéral s'est mieux préparé à l'arrivée du nouveau président américain.

« Je ne vois pas beaucoup de signes qui montrent que la province de l'Ontario a préparé la situation actuelle », fait-il remarquer.

La semaine dernière, la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne a retiré le dossier des petites entreprises à son ministre du Développement économique, Brad Duguid, pour qu'il puisse accorder plus de temps aux répercussions attendues de l'arrivée de Donald Trump.

Trouver d'autres marchés

Donald Rumball suggère aux entreprises locales d'élargir leur marché.

Pour l'Ontario, c'est une question de repenser la façon dont on fait le commerce interprovincial, international, pour faire en sorte que nous ayons d'autres marchés, pour faire contrepoids (aux) Américains.

Donald Rumball, économiste

Il précise que les entreprises ontariennes devraient miser davantage sur les échanges avec d'autres régions du monde.

Des échanges commerciaux dans les deux sens

Allan O'Dette, président de la Chambre de commerce de l'Ontario, rappelle cependant que la province est aussi un partenaire commercial important pour plusieurs États américains.

Il affirme que c'est plus de 1 milliard de dollars de marchandises qui traversent la frontière entre l'Ontario et les États-Unis chaque jour. Le trafic frontalier est loin d'être à sens unique.

Nous achetons des États-Unis autant que les Américains achètent de nous.

Allan O'Dette, président de la Chambre de commerce de l'Ontario

Il souligne que l'Ontario est le principal marché d'exportation pour une vingtaine d'États américains.

Il est aussi encore trop tôt, selon Allan O'dette pour s'inquiéter des répercussions qu'auront les politiques du président Trump sur les entreprises de la province.

Une collaboration durable

Le ministre canadien du Commerce international, Michael Chan, se veut rassurant et s'attend à ce que la « longue histoire de collaboration » entre l'Ontario et les États-Unis continue.

Il rappelle aussi que plus de la moitié des États américains ont identifié l’Ontario comme un marché d’exportation à grand intérêt. « Les échanges commerciaux entre l’Ontario et les États-Unis ont totalisé 376 milliards de dollars en 2015 », ajoute-t-il dans un communiqué.

Des réactions recueillies dans le quartier des affaires de Toronto :

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