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Industrie de la construction : échec des négociations

Les parties patronales et syndicales de l'industrie de la construction échouent à s'entendre sur une convention de travail négociée, selon les délais prescrits par la loi spéciale forçant le retour au travail. Par conséquent, un comité d'arbitrage déterminera les conditions de travail de 170 000 ouvriers au Québec.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

En entrevue à Bonjour la Côte, Michel Trépanier avance que les négociations ont achoppé sur les horaires de travail et le temps supplémentaire. Ces points concernent « la conciliation travail-famille », selon lui.

Luc Bourgoin, le directeur général de l’Association de la construction du Québec, l'association patronale qui négocie les conventions collectives, assure avoir soumis une offre « très avantageuse », dans une « approche gagnant-gagnant ».

L'échec des négociations signifie qu'aucune entente n'est conclue à ce qui a trait à l'embauche locale des travailleurs.

Gains

Cependant, les travailleurs du secteur du génie civil et du secteur résidentiel ont réussi à s'entendre avec la patrie patronale. Ces secteurs équivalent à 40 % des heures travaillées de l'industrie, selon le représentant de l'Alliance des travailleurs de la construction, Michel Trépanier.

Le représentant de l'Association regroupant cinq organisations syndicales, Michel Trépanier, dit avoir voulu négocier selon « les balises » qui ont mené à l'accord dans les secteurs du génie civil et de la construction résidentielle.

Luc Bourgoin explique que les secteurs qui n'ont pas pu faire l'objet d'une entente « ont des réalités très différentes ». Il cite en exemple les entrepreneurs du secteur de la construction commerciale qui signent leurs contrats avec des compagnies privées, tandis que les entrepreneurs du secteur institutionnel signent leurs contrats avec des institutions publiques. « Le secteur privé fait face à une réalité de marché très différente que le secteur public », argumente-t-il.

Arbitrage

La loi spéciale prévoit qu'advenant l'échec des négociations, un arbitrage devra trancher. Il appartient à la ministre du Travail, Dominique Vien, de déterminer les points qui devront faire l'objet de l'arbitrage.

Du côté patronal, Luc Bourgoin, assure qu'un règlement négocié est encore possible : « Une convention collective négociée sera toujours préférable à une convention collective imposée par un arbitre ».

L'arbitre devra statuer sur les conditions de travail des travailleurs de la construction d'ici le 30 avril prochain. La nouvelle convention collective liera les parties jusqu'au 30 avril 2021.

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