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Industrie du crabe : Ichiboshi supprime des emplois à Caraquet

Quelques dizaines de travailleurs de l'usine de transformation de crabes Ichiboshi à Caraquet, au Nouveau-Brunswick, sont mis à pied, selon leur syndicat.

Des travailleurs ont été informés dimanche, et d’autres lundi matin, indique Jean-Maurice Leclair, président de la section locale du syndicat des travailleurs d'Ichiboshi.

« Il y a eu des mises à pied. On ne s’attendait pas à ça. On t’appelle à la maison: “Oh, le poste a été coupé”. Moi-même, j’ai été comme déplacé dans l’usine par notre [ancienneté]. Il doit y avoir une quarantaine ou une cinquantaine d’employés qui vont perdre leur emploi », affirme Jean-Maurice Leclair.

L’entreprise ne reçoit pas assez de crabes, explique Jean-Maurice Leclair.

« Les débarquements sont minimes. Ils vendent ailleurs. L’usine avait embauché en prévision que ç’allait être une saison rapide, et ça traîne de la patte. Ils sont indécis, ils perdent de l’argent, ils sont obligés d’éliminer des postes », souligne-t-il.

S’agit-il d’une conséquence de l’établissement d’une zone d’exclusion dans le golfe du Saint-Laurent par les autorités fédérales pour protéger les baleines? « On peut dire que oui parce qu’au départ, la grande zone a été coupée. L’usine, ça fait depuis qu’elle a [commencé] qu’elle est indécise. Elle a trop de monde », ajoute M. Leclerc.

Il n'a pas été possible d'obtenir des commentaires de la direction de l'usine.

Des travailleurs ont manifesté près de l’usine, mercredi dernier, pour dénoncer le faible nombre d’heures de travail qui leur était offert.

Une mauvaise surprise pour les personnes licenciées

Les travailleuses Linda Brideau et Eunice Drisdelle ne s’attendaient pas à perdre leur emploi.

« Quand je me préparais pour prendre la porte, mon cellulaire a sonné. C’était ma patronne pour me dire qu’ils avaient trop engagé trop de monde et qu’il n’y avait plus d’ouvrage pour moi là », explique Linda Brideau.

« J’ai [vérifié] le répondeur hier soir, et il y avait un message qu’on a été dégagées hier soir, vers 21 h. On a toutes été surprises comme une claque dans la face. On venait juste d’être engagées. Pourquoi nous engager s’il n’y avait pas d’ouvrage? », s’interroge Eunice Drisdelle.

Elles cherchent d’autres occasions ailleurs, mais les perspectives d’emploi sont faibles, selon Mme Drisdelle. « Tout le monde cherche de l’ouvrage. On n’est pas les seules ce matin. [...] Il n’y a vraiment rien. Il n’y a plus de projets, plus rien », dit-elle.

Avec des informations de Marie Isabelle Rochon

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