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Industrie du taxi : les Sudburois pourraient payer plus cher 

Le comité des finances de la ville du Grand Sudbury a accepté mardi soir le principe d'augmenter de 5 % les tarifs de taxi. La décision définitive revient au conseil municipal lors de sa prochaine réunion dans quelques semaines.

Les prix de l'essence et la hausse du salaire minimum en Ontario font grincer des dents les compagnies de taxis qui sont réglementées par la municipalité.

La conseillère Deb McIntosh a rencontré des représentants de l’industrie.

« Je sens une certaine injustice en voyant le salaire minimum qui a fait un bond de 21 % et qui s’établira à 15 dollars de l’heure dès 2019 », dit-elle.

Elle explique que les règlements municipaux ne permettent pas aux compagnies d’augmenter leur tarif présentement basés sur l’indice du coût de la vie de 2017.

Les fonctionnaires de la Ville ont préparé un rapport qui démontre la progression des tarifs depuis 15 ans, par rapport à ceux que paient des clients aux taxis des villes de North Bay, Thunder Bay, Sault-Sainte-Marie et de municipalités dans le sud de la province.

Le rapport cite qu’avec une hausse de 5 %, les tarifs dans le Grand Sudbury sont déjà parmi les plus élevés en Ontario et qu’ils deviendraient les plus onéreux dans le Nord quand il s’agit du temps d’attente ou des distances parcourues.

Une ville étendue

Les grandes distances entre le centre-ville et les banlieues posent aussi un défi aux propriétaires de taxis, dit Mme McIntosh.

« Les chauffeurs ne sont pas payés pour cueillir les clients même s'ils doivent se rendre aussi loin que Capreol, Vallée Est, Wahnapitae et Wanup. Ils sont seulement rémunérés pour la course vers le lieu de destination », conclut-elle.

Déréglementation

Le conseiller Fern Cormier qui s’oppose à la hausse de tarif de 5 % pense qu’il vaudrait peut-être mieux laisser l’industrie s’autoréglementer.

Pour sa part, le conseiller Robert Kirwan s’interroge sur la santé et la sécurité.

« Je vois passer beaucoup de messages sur les réseaux sociaux, des gens qui offrent de reconduire des personnes, dit-il. Je n’ai pas vu ces gens afficher un tarif, mais je sais que c’est illégal. »

Avec les informations de Casey Strange de CBC