Retour

Industrie minière : l'automatisation et la robotisation des procédés au coeur des priorités

Le président-directeur général de l'INMQ explique que ce sont les usines de traitement du minerai qui accaparent pour le moment la plus grande part des avancées technologiques.

Robert Marquis explique cette situation par le fait que les usines de traitement du minerai ont pu bénéficier d'avancements technologiques réalisés dans d'autres industries :

« On peut penser au pétrole, mais on peut penser à d'autres secteurs industriels également où l'automatisation est plus avancée que dans le domaine des mines. Et donc les usines de traitement bénéficient de développements technologiques qui ont été faits pour d'autres secteurs économiques et qui sont adaptés pour l'industrie minière. Dans les autres secteurs, l'extraction du minerai par exemple, c'est plus difficile. C'est un peu plus spécifique et l'automatisation est moins avancée dans ces domaines-là », explique-t-il.

L'Australie comme modèleSelon Robert Marquis, l'Australie est l'un des leaders de l'industrie minière à ce chapitre. Il précise que les mines à ciel ouvert, plus nombreuses en Océanie qu'en Amérique, peuvent expliquer cette longueur d'avance. Cela dit, il estime que les mines souterraines n'échapperont pas à la tendance.

On peut parler de centres de contrôle miniers qui sont à 1000 kilomètres de la mine en opération et ça, ça existe déjà en Australie dans des grandes exploitations minières à ciel ouvert.

Robert Marquis

Le Québec possède quelques mines à ciel ouvert, mais possède une activité minière plus importante en ce qui concerne les exploitations souterraines. À cet effet, Robert Maquis souligne que l'automatisation est inévitablement plus complexe en contexte souterrain. « On achète des véhicules automatisés, mais on fait ça un peu plus à la pièce, mine par mine », soutient-il.