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Investir dans Sears Canada valait le coup, malgré les problèmes financiers

L'agence gouvernementale Opportunités Nouveau-Brunswick continue de penser que d'investir dans l'entreprise Sears Canada était le bon choix. Et ce, malgré les difficultés financières auxquelles fait face le détaillant.

Tant du côté de la branche américaine que canadienne, Sears est grandement éprouvée financièrement. Aux États-Unis, l’entreprise a procédé à d’importantes mises à pied et ici, au Canada, elle serait au bord de la faillite.

Malgré ces obstacles financiers connus, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a choisi d’investir en janvier dernier 8,6 millions de dollars chez Sears Canada dans le but d’ouvrir à Saint-Jean et à Edmundston deux centres d’appels. Ce qui a permis d’y créer respectivement 350 et 180 emplois.

« Nous avons pris le risque parce que nous estimions que les avantages étaient plus importants, alors nous continuons de travailler avec Sears Canada », explique Stephen Lund, directeur général d’Opportunités Nouveau-Brunswick.

Celui-ci reconnaît qu’il est impossible d’affirmer, hors de tout doute, qu’il n’y aura aucune perte, puisque ce genre de transaction comporte toujours une part de risque.

Jusqu’à maintenant, le gouvernement provincial n’a cependant remis aucune somme à Sears Canada, qui doit encore remplir certaines conditions. L’entreprise doit par exemple fournir une lettre de crédit.

M. Lund ajoute aussi que de la somme consentie à Sears, seuls 2 millions de dollars sont réellement à risque, soit le montant qui lui a été alloué sous forme de garantie de prêt. Un montant qui serait perdu si l’entreprise en venait effectivement à déclarer faillite.

La députée progressiste-conservatrice d’Edmundston-Madawaska-Centre, Madeleine Dubé, souhaite que Fredericton prenne ses responsabilités et explique comment ils ont protégé ces fonds publics. « J’aimerais certainement que le gouvernement réponde aux questions des citoyens. »

Avec les informations de Michel Corriveau

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