Les Cuisines Gaspésiennes, de Matane, procèdent à un des investissements les plus importants de son histoire. En tout, 7,5 millions de dollars permettront de doubler la production et de créer des emplois.

Un texte de Jean-François Deschênes

Bientôt des équipements à la fine pointe de la technologie seront installés dans l’usine. Ils faciliteront l'emballage et l'expédition de la cinquantaine de produits de charcuterie fabriqués à Matane et vendus partout au Québec ainsi que dans les Maritimes.

Le principal objectif pour le président-directeur général, Enrico Carpinteri, c’est augmenter la présence des produits gaspésiens sur le marché montréalais. « Plus on se rapproche de Montréal, moins on est présent et c’est presque la moitié de la population du Québec. On est capable d’accroître d’une façon très importante nos ventes. »

Il s'agit d'un investissement majeur pour l'entreprise familiale qui fêtera bientôt ses 40 ans.

Création d’emplois

À terme, 25 personnes s'ajouteront aux 140 employés de l'usine.

Les investissements faciliteront le quotidien de Jocelyn Harrisson qui travaille ici depuis 23 ans. « Avec l'aménagement qu'Enrico a fait, ça nous donne plus d'espace pour travailler, pis ça va améliorer tout notre procédé de fabrication de notre produit. »

Arrêt de la production

Ces investissements ont nécessité un arrêt complet de la production durant un mois, un peu plus longtemps que ce qui avait été prévu à cause de problèmes techniques.

Conséquence : le produit vedette, le creton Gaspésien, a manqué.

Enrico Carpinteri rassure les consommateurs qui ont été nombreux à appeler à l’usine pour s’informer. « On pouvait avoir une centaine, jusqu'à 150 appels par jours de consommateurs qui demandaient, qui étaient inquiets, qui voulaient savoir si on avait arrêté de faire des cretons. […] On a pris soin de rassurer tout le monde : "non, non on n'a pas arrêté de faire des cretons, ça s'en vient inquiétez-vous pas." »

Il y a quelques semaines, Les Cuisines Gaspésiennes ont fait face à un rappel de certains produits. Le directeur avoue avoir trouvé cette période désagréable, mais elle n'a pas eu de conséquence grave pour l'entreprise.

Cette mésaventure n'empêchera pas la modernisation qui doit se terminer au début de 2019.