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Irving demande l'aide du fédéral pour éviter des licenciements à Halifax

La direction du chantier naval Irving d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, est préoccupée à l'idée de devoir licencier plusieurs de ses travailleurs en raison d'un possible temps d'arrêt entre les contrats de construction de deux nouvelles flottes de navires pour la Marine canadienne.

Des discussions sont présentement en cours entre des représentants du chantier naval et du gouvernement, a fait savoir Irving.

L'entreprise voudrait plus de travail pour ses employés afin qu'ils demeurent occupés au moment où la première flotte de patrouilleurs arctiques sera complétée et en attendant le début des travaux sur la seconde flotte de navires de guerre.

Le rythme des travaux sur la première flotte devrait commencer à ralentir en 2019. La fin des travaux est prévue aux environs de 2020.

La construction des navires qui remplaceront les frégates et les destroyers ne commencera toutefois pas avant au moins 2021.

Près de 40 électriciens mis à pied

Irving a licencié temporairement 38 électriciens maintenant que la modernisation des 12 frégates de la classe Halifax au coût de 4,3 milliards de dollars est complétée.

L'entreprise s'est engagée à rappeler ces employés au travail dès que la construction des patrouilleurs arctiques en créera la demande.

« Ces changements de personnel temporaire sont regrettables, certes, mais notre équipe continue de grandir. Nous sommes à la recherche de 60 nouveaux employés qui seront affectés à d'autres tâches », fait savoir le directeur des communications au chantier naval Irving, Sean Lewis.

Une période sans travail

Le président d'Irving, Kevin McCoy, demande l'aide du gouvernement fédéral afin d'éviter un temps d'arrêt dans la construction des navires qui obligerait la compagnie à procéder à des mises à pied temporaires.

Environ 850 employés travaillent sur la flotte de patrouilleurs arctiques, indique-t-il. Il ajoute que la majorité d'entre eux ont été embauchés et entraînés de façon spécifique pour le programme fédéral de construction navale.

Les travailleurs pourraient quitter Halifax ou le pays pour trouver un autre emploi s'ils se retrouvent sans travail pour un certain temps, s'inquiète Kevin McCoy.

« S'ils décident de quitter la région, nous aurons à les remplacer. Ça implique un nouveau processus de recrutement et de formation ce qui occasionnera des coûts supplémentaires pour le programme fédéral de construction navale », dit-il.

Échéance imminente d'un contrat d'entretien

Le contrat d'entretien des frégates de la Marine par Irving se termine en 2018, mais Kevin McCoy dit que la compagnie serait en bonne posture pour continuer d'assurer leur entretien.

La compagnie a récemment fait une soumission de 5 milliards de dollars pour entretenir les patrouilleurs arctiques et les nouveaux navires de réapprovisionnement, mais des sources de l'industrie affirment que ce serait le géant français Thales qui aurait été retenu.

En réponse aux commentaires de Kevin McCoy, une porte-parole de la ministre fédérale des Services publics et de l'Approvisionnement, Judy Foote, a réaffirmé les objectifs économiques de la stratégie fédérale de construction navale.

« La Stratégie nationale de construction navale a été développée avec l'idée d'éliminer les cycles d'expansion et de récession qui ont dominé dans l'industrie par le passé », a écrit Annie Trepanier dans un courriel.

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