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Jeu vidéo : un crédit d’impôt inspiré du Québec en Alberta

L'Alberta offrira un crédit d'impôt sur la main-d'œuvre de 25 % aux entreprises du secteur du divertissement multimédia. Les studios de jeux vidéo et les entreprises qui se spécialisent notamment dans la réalité virtuelle pourront donc profiter d'un avantage similaire à celui de ces entreprises au Québec et en Ontario.

Un texte de François Joly

Ce nouveau crédit d’impôt profitera notamment à l’entreprise Bioware, qui est basée à Edmonton. Son président, Casey Husdon, rappelle que les salaires représentent de loin le poste de dépense le plus important dans cette industrie. « Près de 65 % des deux milliards de dollars dépensés en développement par les entreprises canadiennes de jeu vidéo sont liés à la main-d’œuvre », explique-t-il.

Bioware est l’un des studios les plus reconnus dans l’industrie du jeu vidéo. Il est le développeur de plusieurs séries à succès, dont Mass Effect et Dragon Age. Selon la province, le nouveau crédit d’impôt aidera à soutenir plus de 50 entreprises dans la province qui emploient ensemble plus de 500 personnes. C'est 20 fois moins d'emplois que ce que compte l'industrie québécoise du jeu vidéo.

La nouvelle mesure fiscale albertaine demeure cependant moins généreuse que son équivalent québécois ou ontarien. Dans ces deux provinces, 37,5 % et 40 % des salaires des employés sont respectivement admissibles à un crédit d’impôt. Cette mesure incitative a été introduite au Québec en 1997.

Du sang neuf bien accueilli à Calgary

Le milieu d’affaires de Calgary accueille par ailleurs favorablement le plan du gouvernement albertain qui veut augmenter de 3000 le nombre d’étudiants inscrits dans des programmes technologiques dans les collèges et les universités de la province.

Le PDG de l’entreprise Benivity, Bryan de Lottinville, dit faire face à des problèmes de recrutement, en particulier pour dénicher de nouveaux programmeurs. « Ce genre de compétences sont plus difficiles à trouver à Calgary que dans d’autres villes où nous avons des bureaux comme Toronto et Victoria », précise-t-il.

D’autres entreprises font face au même problème selon la directrice de l'Agence de développement économique de Calgary, Mary Moran. « Nous avons un manque dans le genre de talents qui sont nécessaires pour passer à la nouvelle économie, explique-t-elle. Avoir plus de gens avec ces compétences nous aiderait à attirer de nouvelles entreprises ».

Elle croit que c'est ce qui explique que Calgary ne se soit pas qualifiée pour accueillir le nouveau quartier général d'Amazon.