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Keystone, pas nécessaire selon le ministre fédéral des Ressources naturelles

Le ministre des Ressources naturelles du Canada, Jim Carr dit que le projet de pipeline Keystone XL, qui pourrait renaître de ses cendres en raison de l’arrivée au pouvoir des républicains à la Maison-Blanche n'est pas aussi nécessaire qu'avant.

« Ce projet ne permettra pas d’exporter du pétrole aux marchés asiatiques », a lancé Jim Carr, alors qu’il quittait une rencontre de cabinet mardi. « C’est un des buts du gouvernement du Canada d’étendre ses marchés d’exportation ».

Le président américain désigné Donald Trump a promis de revoir le projet de l’entreprise TransCanada, qui transporterait du pétrole des sables bitumineux aux raffineries du Texas.

Le président Barack Obama a rejeté le projet l’an dernier.

Le marché asiatique plus important

Presque tout le pétrole du Canada est exporté aux États-Unis, mais les pipelines qui transportent le bitume canadien sont pleins.

Jim Carr dit que le gouvernement souhaite une nouvelle approche. « Je pense que si vous écoutez ce qu’a dit le premier ministre à propos de transporter nos ressources de manière durable et au sujet de l’importance de répondre à la demande d’autres marchés et pas seulement à celle d’un marché majeur : c’est une approche raisonnable et rien n’a changé ».

Les commentaires de Jim Carr montrent que le pipeline Keystone XL n’est plus une option valide ou la meilleure option, selon Jennifer Winter, la directrice scientifique de l’Énergie et des politiques environnementales de l’Université de Calgary.

Elle croit que le gouvernement veut se concentrer à bâtir des pipelines au Canada et à exporter vers d'autres marchés, comme l'Asie.

« Le changement est que l’Asie est maintenant un marché beaucoup plus important. Il y a quelques années, quand Stephen Harper parlait de Keystone, les États-Unis paraissaient être le meilleur marché pour le pétrole canadien », dit Jennifer Winter.

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