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L'absence d'un seuil minimal de contenu local pour le REM déçoit à La Pocatière

Malgré de nombreuses demandes, Québec n'imposera pas de seuil minimal de contenu local pour son projet Réseau électrique métropolitain (REM). Cette décision est décriée dans le Kamouraska ou certains craignent que le contrat glisse entre les mains de l'usine Bombardier La Pocatière.

Le projet de REM, évalué à 6 milliards de dollars, fait saliver plusieurs entreprises à travers le monde. Ce projet de transport en commun permettrait entre autres de relier les rives nord et sud de Montréal avec le centre-ville de la métropole.

Les employés de Bombardier La Pocatière aimeraient bien obtenir une partie des contrats. Pour ce faire, ils misaient sur un seuil de production locale, ce qui aurait forcé les entrepreneurs à construire une partie des trains au Canada.

En commission parlementaire le ministre des Transports, Laurent Lessard, a toutefois été catégorique. Il a signifié qu’il était trop tard pour imposer une telle demande puisque plusieurs soumissions étaient déjà à l'étude.

Cette décision ne fait pas l'affaire du syndicat des employés de l'usine de La Pocatière. Il y a quelques mois, une pétition de près de 2000 noms avait été déposée à l'Assemblée nationale. Malgré ces démarches, Québec n'a pas bougé.

Des élus de la région de Kamouraska partagent également cette crainte. Le préfet de la MRC de Kamouraska, Yvon Soucy, a du mal à comprendre la décision de Québec.

« Quand on voit ce qui se passe aux États-Unis, où le marché se ferme de plus en plus, et quand on voit que même l'Ontario exige du contenu canadien et que nous on est à 0 %, on a de la difficulté à comprendre. », déplore-t-il.

Une décision de la Caisse de dépôt

À Québec, le gouvernement soutient que la Caisse de dépôt et placement dicte les règles du projet.

Malgré la déception, les élus du Kamouraska souhaitent que les démarches qu'ils ont faites servent à ce qu'un seuil de production locale se retrouve dans d'éventuels projets de transport.

D’après le reportage de Patrick Bergeron

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