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L'acier et l'aluminium de Colombie-Britannique tremblent face à Trump

Les tarifs douaniers américains sur l'acier et l'aluminium canadiens sont maintenant en vigueur; les secteurs concernés en Colombie-Britannique craignent déjà la suite.

Donald Trump a décidé d’imposer 25 % de droits de douane sur les importations d’acier, et 10 % sur les importations d’aluminium en provenance du Canada, du Mexique et des 28 pays membres de l’Union européenne (UE).

Après l’annonce de représailles canadiennes contre cette annonce, la guerre commerciale enclenchée inquiète les travailleurs britanno-colombiens.

Kitimat dans l’attente

La Colombie-Britannique compte une fonderie d’aluminium : il s’agit de celle de Rio Tinto, à Kitimat. Celle-ci a permis à l'entreprise d'atteindre un record de production en 2016.

Le maire de la ville, Philip Germuth, déplore l'imposition de nouveaux tarifs douaniers et espère que les effets ne seront pas trop importants pour Kitimat.

Philip Germuth ajoute qu’il discute très fréquemment avec les propriétaires de l’usine depuis l’annonce de l’imposition de ces tarifs douaniers.

L’acier comme monnaie d’échange

Pour Stephen Hunt, directeur du district 3 du Syndicat des Métallos du Canada, le président américain se trompe de cible en imposant ces nouvelles barrières tarifaires aux Canadiens.

Le directeur national du Syndicat des Métallos, Ken Neumann, considère que le président des États-Unis, en imposant cette hausse, tente de faire pression sur le Canada alors que l’Accord de libre-échange nord-américain est encore en cours de renégociation. D’après Statistique Canada, près de 120 établissements composent l’industrie sidérurgique canadienne. La Colombie-Britannique compte pour 11 % des usines d’acier au pays.