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L’aéroport de Sudbury change de compagnie de taxi

Le contrat d'exclusivité de la compagnie de taxi Sudbury Cab, qui dessert l'aéroport nord-ontarien depuis cinq ans, arrive à échéance samedi et ne sera pas renouvelé.

Un texte de Jean-Loup Doudard

Le directeur général de l’aéroport du Grand Sudbury, Todd Tripp, indique par courriel que la compagnie de taxi ne souhaite pas répéter l’expérience.

C’est l’entreprise Lockerby Taxi qui assurera au cours des prochains mois le service temporairement, d’ici le choix par appel d’offres pour un nouveau fournisseur permanent.

Le chauffeur de taxi indépendant, Paul Latourelle, s’insurge contre ce processus. Selon lui, le système fonctionnait mieux sans contrat d'exclusivité.

Tout allait bien, les taxis débarquaient à l’aéroport et s’ils voulaient rembarquer, ils se mettaient en ligne. Depuis que ç’a été contracté, il n’y a jamais assez de taxis !

Frustrations à répétition

Quand les voyageurs atterrissent à l’aéroport du Grand Sudbury, ils peuvent prendre soit le taxi ou la navette de Sudbury Cab ou soit commander leur propre taxi à l’avance.

Cependant, les autres chauffeurs doivent payer des frais de douze dollars à l’aéroport s’ils viennent les chercher, ce qui peut faire augmenter le prix de la course, déjà élevé.

Un service d'autobus existe, mais il faut compter jusqu’à une heure de trajet à partir du centre-ville.

Des voitures de location sont également disponibles.

La direction de l’aéroport a reconnu par le passé qu’il y a des défis quant à la fiabilité de Sudbury Cab.

Des clients de l’aéroport se sont plaints de la difficulté de trouver un taxi à leur arrivée.

Le problème peut être réglé si les chauffeurs suivent tous les mêmes règles, selon le propriétaire d’Aaron Taxi, Michael Sanders.

Des profits, mais pour qui?

Paul Latourelle croit que les frais de douze dollars servent uniquement à engranger des profits et nuisent à l’expérience des clients.

Or, l’aéroport du Grand Sudbury a le statut de personne morale sans capital-actions en vertu de la Loi sur les organisations sans but lucratif de l’Ontario.

Il ne peut donc engranger des profits que s’ils servent à financer des activités sans but lucratif.

Aucun membre de la direction de l’aéroport n’a accepté de répondre à nos questions en personne.

La compagnie par intérim comprend que nous allons procéder à un processus formel de demande de soumission afin d’être justes envers les autres fournisseurs intéressés par le contrat, se contente de dire le directeur Todd Tripp par courriel.

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