L'Alberta devrait enregistrer une croissance économique de 2,4 % en 2017, estime le gouvernement néo-démocrate, qui table sur la fin de la récession cette année.

Le déficit de l’Alberta reste quant à lui évalué à 10,8 milliards de dollars cette année, tel qu’annoncé en novembre dernier.

L’économie albertaine est en train de changer, selon la mise à jour économique du gouvernement, qui voit des signes positifs de reprise, y compris l’augmentation des exportations, des activités de forage et de l’emploi.

La stabilisation des prix du pétrole, les exportations de pétrole et de produits manufacturés ainsi que la reconstruction de Fort McMurray participeront fortement à cette augmentation.

« Une reprise économique complète prendra du temps », nuance toutefois le ministre des Finances et président du Conseil du Trésor, Joe Ceci.

Revenus et dépenses à la hausse

Les revenus du gouvernement ont augmenté de 1,3 milliard de dollars pour atteindre 42,9 milliards, en raison principalement des gains issus des ressources naturelles et des transferts d’argent provenant du fédéral.

Les dépenses de la province ont aussi augmenté de quelque 2,6 milliards de dollars pour atteindre 53,7 milliards de dollars.

Concernant le Plan d’investissement du gouvernement, celui-ci a été ajusté à 7,3 milliards de dollars, soit 1,2 milliard de moins que prévu initialement. Cette baisse est en grande partie due au retard qu’ont pris certains projets d’infrastructures à cause du mauvais temps et des retards pour les permis de construction.

La sortie du charbon, un poids lourd dans la balance

L’Alberta a pour projet d’éliminer les centrales à charbon d’ici 2030. Le gouvernement prévoit investir 1,1 milliard de dollars pour passer du charbon à l’électricité d’ici 2030. Cette somme a été inscrite au budget jeudi. Elle sera répartie sur 14 ans et financée par le prix sur le carbone, estime la province.

La reprise de l’emploi?

En 2016, le taux de chômage moyen a été évalué à 8,1 % par le gouvernement. Selon la province, le chômage continuera à diminuer, mais moins de personnes feront leur entrée sur le marché du travail.

L'Alberta s'attend également à ce que davantage de travailleurs choissent de s'installer ailleurs, par exemple en Colombie-Britannique.

Ces prévisions sont similaires, bien qu'un peu plus faibles, que celles données par le Conference Board du Canada le même jour. Le groupe a publié un rapport anticipant une hausse de 2,8 % du PIB de l’Alberta, soit la plus forte croissance économique de toutes les provinces en 2017.

Selon la directrice associée des prévisions provinciales au Conference Board du Canada, Marie-Christine Bernard, le taux de chômage devrait néanmoins rester élevé en Alberta cette année, allant jusqu'à atteindre 8,5 % pour diminuer ensuite à 7,7 % en 2018.

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