L'Alberta connaîtra une reprise économique de 2,2 % de son produit intérieur brut (PIB) en 2017, selon le Conference Board du Canada­. À ce rythme, les Albertains devront attendre 2019 avant que leur économie revienne au point où elle en était avant le recul de 2015.

L’an dernier a été le plus difficile pour la province, avec un recul d’environ 4 % de son PIB. L’année 2016 devrait se conclure avec un recul d’environ 2 %.

La province a subi les contrecoups de la baisse du prix du pétrole. [...] L’économie a fléchi de plus de 6 % dans les deux dernières années. Ça en fait une des pires récessions dans les deux dernières décennies pour l’Alberta.

Marie-Christine Bernard, codirectrice de la prévision économique provinciale, Conference Board du Canada­.

La province serait toutefois en lente reprise économique, avec la stabilisation du prix du pétrole et la reconstruction de Fort McMurray, qui représente une augmentation de 0,4 % du PIB.

« On voit des signes que l’économie au moins se stabilise. On a vu moins de coupures d’emplois. [On voit] une certaine stabilité des prix du pétrole ce qui nous amène à croire que les compagnies pétrolières ne vont pas couper dans leur budget d’investissements. Ça va aider à la reprise, mais elle va s’étaler sur une longue période, parce que les prix du pétrole vont demeurer somme toute assez faibles », explique Christine Bernard, codirectrice de la prévision économique provinciale, Conference Board du Canada­.

Le Conference Board du Canada prévoit une croissance économique plus modeste dans les années à venir que ce qu’a connu l’Alberta par le passé.

« En 2018, l’économie va progresser à un rythme plus modeste de 1,4 % étant donné qu’on ne verra pas une grande effervescence dans les investissements dans le secteur de l’énergie », indique Mme Bernard.

La moyenne canadienne de croissance cette année est plutôt modeste, soit moins de 1,5 %. La Colombie-Britannique fait exception, avec une croissance de 3,4 %. L’Ontario se positionne aussi avantageusement avec une augmentation de 3,1 % de son PIB. L’effervescence de la construction résidentielle explique la performance économique des deux provinces.

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