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L’alcool est trop cher en Atlantique selon Restaurants Canada

Prix élevés, taxes injustes et règles désuètes : c'est le constat que fait Restaurants Canada dans son rapport Relever le débit sur les politiques sur l'alcool de chaque province canadienne, publié mardi.

Restaurants Canada octroie les notes de D pour le Nouveau-Brunswick et de D- pour Terre-Neuve, alors que la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard obtiennent un B- en matière de politiques sur l'alcool.

Le vice-président Canada atlantique de Restaurants Canada, Luc Erjavec, explique que la note de D accordée au Nouveau-Brunswick s’explique par des règlements et des systèmes désuets ainsi que des prix élevés.

« Pour beaucoup de provinces, un des plus gros problèmes, c’est que le restaurateur doit payer le même prix pour une bouteille de vin qu’un client qui entre à un magasin d’Alcool NB par exemple. C’est donc très difficile d’offrir de bons prix pour une bouteille de vin dans un restaurant. »

Luc Erjavec espère voir des changements aux politiques sur l’alcool du Nouveau-Brunswick, tels que l’adoption de prix de gros pour les détenteurs de permis d’alcool et la permission aux détenteurs de permis de s'approvisionner en bières artisanales directement auprès des brasseries.

« Le gouvernement nous promet depuis longtemps qu’il remédiera à ces problèmes, mais plusieurs années plus tard, nous attendons toujours », affirme le vice-président.

Il ajoute que le Nouveau-Brunswick pourrait se hisser rapidement à la tête du classement si le gouvernement tenait ses promesses.

« Les bars et les restaurants investissent dans leurs communautés, créent des emplois et attirent les autres entreprises et les touristes. Éliminer les obstacles inutiles à la croissance et à l’innovation est une proposition gagnante pour le gouvernement », dit-il.

En plus de noter chaque province pour ses politiques sur l'alcool, Restaurants Canada espère, avec la publication de ce rapport, que le fédéral « révoque[ra] la taxe escalier qui augmente automatiquement la taxe d’accise fédérale sur la bière, le vin et les spiritueux chaque année, et ce, sans révision ni vote parlementaire ».

Il est également demandé qu'Ottawa permette « le libre-échange de bière, de vin et de spiritueux, qui ont été spécifiquement exclus de l’Accord de libre-échange canadien annoncé plus tôt cette année ».

Joyce Reynolds, vice-présidente à la direction aux Affaires gouvernementales de Restaurants Canada, estime que les interventions d’Ottawa dans le dossier de l’alcool ont été plus nuisibles que bénéfiques jusqu'à présent, mais que le gouvernement a aujourd’hui une réelle occasion d’améliorer les choses.

« Nous demandons au gouvernement de faire plus pour aider les petites entreprises qui investissent dans leurs communautés, font valoir les produits canadiens, créent des emplois et accueillent touristes et visiteurs du monde entier », affirme Joyce Reynolds.

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