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L’avenir du marché noir du cannabis : des experts albertains divisés

Les experts sont divisés sur la question de la disparition ou non du marché illégal du cannabis. Certains estiment que le marché noir de la marijuana ne succombera pas à la légalisation, pendant que pour d'autres, les heures de gloire du marché illégal sont comptées.

« L’accessibilité au marché légal peut constituer un obstacle pour la disparition du marché noir », soutient Thomas Lippiatt, étudiant en urbanisme et chercheur à l’Université de l’Alberta.

Il affirme que la plupart des commerces légaux de marijuana seront situés au centre-ville d’Edmonton et sur l’avenue Whyte. Les consommateurs qui habitent dans les quartiers périphériques de la ville seront probablement contraints de se tourner vers le marché noir puisque l’accès au marché légal leur demandera plus d'efforts, selon lui.

L’étudiant soutient aussi que plusieurs citoyens ne se sentiront pas à l’aise de se rendre dans un point de vente de cannabis et préféreront conserver leur anonymat avec des vendeurs du marché noir.

Un avis contradictoire

Néanmoins, le professeur de marketing et directeur de l'École de commerce de détail de l'Université de l'Alberta, Kyle Murray, n’est pas du même avis.

Il affirme que le fait d'acheter du cannabis au marché noir deviendra un risque inutile pour les consommateurs. Kyle Murray croit que les gens préféreront le professionnalisme à l’amateurisme.

L'universitaire soutient par exemple qu’il n’y a pas de contrôle de qualité dans le marché noir et que personne ne contrôle les revenus qui peuvent éventuellement contribuer à d’autres activités illégales.

Enfin, les vendeurs illégaux et les consommateurs s’exposent aux rigueurs de la loi selon le professeur. « Sauf le cas contraire, d’ici une dizaine d’années, nous ne parlerons plus du marché noir du cannabis », conclut Kyle Murray.