Retour

L’ÉcoRandonnée s’amène au Nouveau-Brunswick

Deux jours, 20 voitures et 20 journalistes pour les tester. C'est la septième fois que l'Association des journalistes automobiles du Canada organise l'événement, mais la première dans les Maritimes, et l'occasion de se pencher sur l'offre, au Nouveau-Brunswick, en matière de transport automobile électrique.

Un texte de Nicolas Pelletier

Il était à peu près temps qu’on vienne par ici!, s’exclame Éric Descarries, journaliste spécialisé en automobile et collaborateur de plusieurs médias au Québec.

À son avis, le moment est bien choisi pour tenir l’essai routier, qui fait la promotion de la conduite écoénergétique.

Vous allez beaucoup attirer le touriste québécois, qui ne voudra pas aller aux États-Unis à cause des coûts, et les autos électriques sont en train de prendre de l’importance au Québec, explique Éric Descarries. C‘est une idée géniale de mettre des bornes électriques un peu partout.

Le trajet de l’ÉcoRandonnée doit mener les journalistes de Moncton à Fredericton, en faisant un détour par les régions de Sussex, de Saint-Jean et de Saint Andrews.

Le départ a été donné jeudi matin devant l’hôtel de ville de Moncton, où se trouve l'une des quelque 50 bornes de recharge électrique de la province.

C’est une bonne journée pour célébrer notre réseau de stations de recharge, qui compte 18 bornes rapides et 31 ordinaires, souligne la ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Cathy Rogers.

En seulement un an, ajoute-t-elle, nous avons doublé le nombre de stations en considérant les distances et l’efficacité du temps de recharge.

À sa connaissance, le Nouveau-Brunswick est la première province à posséder un réseau de recharge couvrant l’ensemble de son territoire.

Pas encore parfait

À l’heure actuelle, les voitures électriques ont une limite par rapport au kilométrage et certains de nos sites touristiques les plus populaires demandent plus d’autonomie, lance d’emblée Yves Bourgeois, doyen des études au campus de Shippagan de l’Université de Moncton et docteur en aménagement urbain de la University of California à Los Angeles.

Même si le réseau n’est pas encore parfait, le professeur est d’avis que l’initiative de la province de promouvoir la conduite écoénergétique est louable, mais il s’interroge sur les limites du modèle actuel, axé vers le tourisme.

L’industrie touristique est très précaire et peut varier pour des raisons qui nous échappent. On devrait donc davantage se concentrer sur la demande locale, surtout que nous sommes la population au pays qui fait les plus grands trajets pour se déplacer au travail.

Des données rendues publiques plus tôt cette année ont démontré que les bornes de recharge d’Énergie NB sont peu utilisées et que la province compte très peu de propriétaires de voitures électriques.

De plus, il n’existe à l’heure actuelle aucune subvention provinciale à l’achat d’un véhicule électrique, contrairement au Québec, à l’Ontario et à la Colombie-Britannique.

Yves Bourgeois ajoute quesi on veut vanter l’aspect écologique, il faut se rendre compte qu’on produit quand même une partie importante de notre énergie avec des sources non renouvelables..