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L'effet des tarifs sur l'acier pourrait se ressentir d’ici deux semaines en Saskatchewan

Selon un chercheur de l'Université de Toronto, il est possible que des travailleurs de l'acier soient licenciés en raison des tarifs douaniers imposés par les États-Unis sur l'acier et l'aluminium.

« À court terme, il y a des possibilités de licenciements parce que nous exportons 45 % de nos produits vers les États-Unis », indique le chercheur Peter Warrian.

Il croit également que de telles mises à pied pourraient se faire aussi rapidement que d’ici deux à six semaines. « L'acier est commandé sur un cycle de six semaines, donc nous allons certainement voir des répercussions d’ici six semaines », précise le chercheur.

Peter Warrian a également souligné que s'il y avait moins d'exportations du Canada vers les États-Unis et vice versa, cela donnerait permettrait de s'ouvrir à d'autres marchés avec lesquels le Canada ne travaillait pas auparavant, mais cela prendra du temps.

« Vous ne pouvez pas transformer les aciéries en une journée, c'est des projets qui prendraient de trois à cinq ans », indique-t-il.

Des actions avec des conséquences

Lorsque le commerce est restreint, la demande peut baisser et les prix peuvent donc grimper; cela créerait donc des conditions favorables aux licenciements.

Jason Childs, professeur d'économie à l'Université de Regina, croit lui aussi que les effets des actions du président américain se ressentiront rapidement au Canada.

« Si nous appliquons des tarifs de représailles, tous ces produits deviendront plus chers », explique le professeur.

« Les prix de beaucoup de produits manufacturés que nous achetons aux États-Unis vont augmenter », estime aussi Jason Childs. Le professeur ajoute qu’une guerre commerciale n'est positive pour personne, et surtout pas pour la Saskatchewan.

« Il est vraiment important de garder à l'esprit que la Saskatchewan est une économie [exportatrice], c'est ce que nous faisons, et si nous perdons nos grands marchés comme les États-Unis ou en sommes coupés, c’est nous qui allons en souffrir », explique-t-il.

Avec les informations d’Adam Hunter, CBC

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