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L’élection de Trump inquiète des entrepreneurs du Nouveau-Brunswick

Des entreprises du Nouveau-Brunswick qui font des affaires chez nos voisins du Sud sont soucieuses. Si d'un côté les premiers ministres de l'Atlantique veulent renforcer le commerce avec les États-Unis, de l'autre côté la menace de fortifier la frontière canado-américaine inquiète les entrepreneurs qui comptent une partie de leur clientèle dans ce pays.

Si Donald Trump modifie tel qu’il l’a annoncé l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), cela pourrait avoir des conséquences importantes sur le travail de certains entrepreneurs.

« S’il y a des tarifs qui sont remis de nouveau sur notre produit qu'on manufacture au Canada [et qu’on] veut l'exporter aux États-Unis, ça pourrait faire une grosse différence dans notre capacité d'être compétitif », explique Marc Albert, président-directeur général de DPL.

L’entreprise de ce dernier oeuvre dans le milieu du sans-fil et a équipé près de 25 000 guichets en Amérique du Nord. Environ 60 % de sa production est exportée aux États-Unis.

Advenant que l’ALENA soit modifié, M. Albert n’exclut pas la possibilité de délocaliser sa production vers le Sud.

« On aimerait mieux certainement continuer de tout produire ici [...] mais si on n’a pas le choix, on n’a pas le choix », a-t-il ajouté.

Cette délocalisation entraînerait d’ailleurs la suppression de quatre postes à Saint-Jean.

Il n’est pas non plus impossible que certains autres se tournent plutôt vers l’Europe souligne Yves Bourgeois, économiste.

« Si on voit que nos secteurs sont dans la mire des Américains, [certains pourraient] vouloir avoir une certaine stratégie un peu plus agressive à développer des marchés européens », affirme celui qui est aussi professeur à l’Université du Nouveau-Brunswick.

La firme DPL convoite elle-même les marchés européens.

D’après le reportage d’Héloïse Bargain

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